V. Cest pour cela que mon cœur
a été saisi d'effroi, et qu'il est sorti de sa place.
90. N'allonge point, etc. Ne prolonge pas le temps de ton sommeil; léve-toi au contraire de bon matin, afin que les tribus de pasteurs puissent se présenter devant toi pour que tu leur rendes la justice, au lieu de ces dominateurs insolents (vers. 19) dont tu aimes à t'environner.
94. Son œuvre; c'est-à-dire l’œuvre de la création, ou bieu ses ouvrages en général, en supposant que l'opus de la Vulgate soit un nom collectif. — Que les hommes ont chantée. Les anciens ne conservaient guère la mémoire des grands événements que par des cantiques composés exprès,
95. Tous les hommes le voient dans ses œuvres. — Chacun le considère de loin, et par conséquent d'une manière imparfaite, confuse et avec une certaine obscurité. Compar. 1 Corinth., xu, 12.
29. S'il veut étendre les nuées pour s'en servir comme d'une lente. On supposait que Dieu habitait dans une tente ou pavillon composé de nuées qui l'environnaient de toutes parts et en dérobaient la vue aux hommes.
1. C'est pour cela; cest à cause des merveilles dont je viens de parler, et surtout du tonnerre dont les effets sont si terribles et dont la cause est si inconnue. — *« Dans le xxxvi? chapitre,... on sent que les accidents météorologiques qui se produisent dans la région des nuages, les vapeurs qui se condensent ou se dissipent, suivant la direction des vents, les jeux bizarres de la lumiére, la formation de la gréle et du tonnerre, avaient été observés avant d'étre décrits. Plusieurs questions aussi sont posées, que la physique moderne peut ramener sans doute à des formules plus scientifiques, mais pour lesquelles elle n'a pas trouvé encore de solution sa*is-
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9. Ecoutez tres attentivement sa voix terrible, et les sons qui sortent de sa bouche.
3. Lui-méme porte ses regards au-dessous de tous les cieux, et sa lumiere se répand sur les confins de la terre.
4. Aprés lui un bruit éclatera comme un rugissement ; il tonnera par la voix de sa grandeur, etlorsqu'on aura entendu sa voix, on ne pourra la comprendre.
9. Dieu tonnera merveilleusement par sa voix, lui qui fait des choses grandes et impénétrables;
6. Qui ordonne de descendre Sur la terre à la neige et aux pluies de l'hiver, et à ses fortes ondées;
JOB
]68. xxxvir.]
". Qui met un sceau sur la main de tous les hommes, afin qu'ils reconnaissent chacun leurs œuvres.
&. La bête entrera dans sa tanière, et elle demeurera dans son antre.
9. Des lieux intérieurs sortira la tempête, et d'Arcturus le froid.
10. Au souffle de Dieu, la glace se durcit, et de nouveau les eaux les plus abondantes se répandent.
11. Le blé désire les nuées, et les nuées répandentleurlumière.
12. Elles parcourent tous les lieux où les conduit la volonté de celui qui les gouverne, et selon ce qu'il leur a ordonné sur la face du globe de la terre,
faisante. On tient généralement le livre de Job pour l’œuvre la plus achevée de la poésie hébraïque. 11 y a autant de charme pittoresque dans la peinture de chaque phénomène que d'art dans la composition didactique de l'ensemble. Chez tous les peuples qui possèdent une traduction du livre de Job, ces tableaux de la nature orientale ont produit une impression profonde :« Le Seigneur marche sur les sommets de la mer, » sur le dos des vagues soulevées par la tempéte. — L'aurore embrasse les contours » dela terre et faconne diversement les nuages, comme la main de l'homme pétrit » l'argile docile. » Nous y voyons « lair pur, quand viennent à souffler les vents » dévorants du sud, étendu comme un métal en fusion sur les déserts altérés. » (Alex. de HumBoLpr.)
9. Le tonnerre est souvent appelé dans l'Ecriture la voix de Dieu.
3. Il considère tout ce qui se passe sous le ciel. — Sa lumière; c'est-à-dire les éclairs qui accompagnent le tonnerre.
4. Après lui. Partout où il va, des bruits effrayants annoncent sa présence. Selon d'autres : Après l'éclair, qui est représenté dans le vers. précédent par le mot lumen; mais ce mot étant du genre neutre, eum qui est du masculin ne saurait s'y rapporter. — On ne pourra la comprendre; on ne pourra rien dire de certain et d'incontestable sur la cause, sur le lieu et sur les circonstances du tonnerre.
6. Ses fortes ondées; littér. Les ondées de sa force; ce genre de construction est assez usité dans le style biblique.
1. Qui met un sceau, etc. Nous sommes tous comme les esclaves de Dieu, qui ἃ gravé, pour ainsi dire, dans la main de chaque homme son emploi, sa qualité, son rang, son engagement. Cette coutume d'imprimer des marques aux esclaves, est connue dans toute l'antiquité, et on la pratique encore aujourd'hui dans l'Orient. Compar. Isaïe, xuiv, 5; Ezéch., 1x, 6; Apocal., vii, 3; xut, 6. Chez les Romains, on imprimait avec un fer chaud une certaine marque aux soldats qu'on enrólait. Voy. Veget., liv. 1, chap. viu; liv. II, chap. v. Eliu peut donc faire ici allusion à cet ancien usage, pour montrer notre dépendance du Seigneur. Cependant d'autres expliquent ce passage dans le sens que Dieu, pendant les orages, ferme la main des hommes et la scelle, en quelque sorte, pour les empêcher de travailler à la terre, et qu'ils reconnaissent que toutes leurs ceuvres ne se font que par l'ordre du Seigneur.