‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 1921 sur 5262 · Bouillonnant et frémissant | et ses yeux voient de loin · texte numérisé non relu

Bouillonnant et frémissant | et ses yeux voient de loin

par les chasseurs, elle étend ses ailes dont elle s'aide, comme de voiles, pour courir, et qu'elle court ainsi avec une vitesse qui approche du volle plus rapide. Diodore de Sicile ajoute (liv. II) qu'en courant, elle lance des pierres avec ses pieds par derrière si violemment que souvent elle tue les chasseurs. — * Les naturalistes modernes confirment ces détails. « La course des autruches est trés rapide, dit l'un d'eux. Les lévriers les plus agiles ne peuvent les atteindre. L'Arabe lui-même, monté sur son cheval, est obligé de recourir à la ruse pour les prendre, en leur jetant adroitement un bâton dans les jambes. Dans leur fuite, elles lancent derrière elles des cailloux comme des traits contre ceux qui les poursuivent. »

19. Environneras-tu, etc.; c'est-à-dire peux-tu donner au cheval le hennissement quil fait retentir autour de son cou? — * Rollin dit de la description du cheval : « Chaque mot demanderait d'étre développé, pour en faire sentir la beauté... Les armées sont longtemps à se mettre en ordre de bataille... Tous les mouvements sont marqués par des signaux particuliers... Cette lenteur importune le cheval. Comme il est prét au premier son de trompette, il porte avec impatience qu'il faille avertir tant de fois l'armée. Il murmure en secret contre tous ces délais, et ne pouvant demeurer eu place, ni aussi désobéir, il bat continuellement du pied et se plaint en sa maniére qu'on perde inutilement le temps à se regarder sans rien faire. Dans son impatience, il compte pour rien tous les signaux qui ne sont point décisifs et qui ne font que marquer quelque détail dont il n'est point occupé. Mais quand cest tout de bon, et que le dernier coup de la trompette annonce la bataille, alors toute la contenance du cheval change. On dirait qu'il distingue, comme par l'odorat, que le combat va se donner, et qu'il-a entendu distinctement l'ordre du général, et il répond aux crix confus de l'armée par un frissonnement qui marque son allégresse et son courage. Qu'on compare les admirables descriptions qu'Homére et Virgile ont faites du cheval, on verra combien celle-ci est supérieure. »

20. La gloire de ses naseaux, etc. Le souffle si fier de ses narines répand la terreur. Un cheval, animé et échauffé, montre une certaine audace par le souffle de ses narines, qui inspire de la crainte à ceux qui le voient.

26. * Elendant ses ailes vers le midi. Ce mot fait allusion à l'habitude qu'a d'émigrer l'oiseau dont il est question, le net. Le sens de ce mot n'est pas certain, mais il désigre incontestablement un oiseau de passage.

[cu. xr.]

30. Ses petits lécheront le sang, et partout où est un cadavre, soudain il est présent.

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