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La voix du Seigneur fend une flamme de feu

8. La voix du Seigneur ébranle le désert; et le Seigneur agitera le désert de Cadès.

9. La voix du Seigneur prépare des cerfs; et elle découvrira des lieux sombres et épais:

et, dans son temple, tous diront :

Gloire!

10. Le Seigneur fait habiter le déluge sur la terre; et le Seigneur roi siégera éternellement.

41. Le Seigneur donnera de la force à son peuple : le Seigneur

corne, bénira son peuple en paix.

3. La voir du Seigneur; c'est-à-dire le tonnerre. Dans une infinité d'endroits de l'Ecriture, cette expression a le même sens. — Sur des eaux abondantes ; celles de la mer ou les nuages, que Moïse nomme ailleurs (Genèse, 1, 1) les eaux supérieures au firmament. Le Psalmiste semble vouloir désigner ici, d'une manière allégorique, les peuples nombreux et les armées puissantes que les Israélites ont eu à combattre. Compar. Ps. cxunur, 7.

4. Pleine de force, pleine de magnificence ; littér. dans ou avec la force, la magnificence; hébraisme, pour forte, magnifique.

5. Brise. Ce verbe, dans les Septante et la Vulgate, semble avoir pour sujet le mot Seigneur, avec lequel il concorde grammaticalement (Domini confringentis); mais il est réellement et logiquement attribut de voix (vor), qui représente le nominatif. Toutes les grammaires hébraiques donnent l'explication de cette construction hébraique, qu'on retrouve d'ailleurs dans les vers. suiv. 7 et 8. — * Les cédres du Liban, c'est-à-dire l'arbre le plus majestueux etle plus fort.

6. Et le bien-aimé, etc. Cest la seule traduction dont soit susceptible la Vulgate expliquée par la version grecque. Or, /e bien-aimé est un nom symbolique qui s'applique au peuple d'Israel (voy. Deutéron., xxxi, 15); de sorte que le sens est : Le peuple d'Israël, semblable au rhinocéros, renversera tout ce qui voudra lui faire résistance. — * Au lieu de bien-aimé, le texte hébreu porte Sirion, un des noms du mont Hermon, prolongement méridional de l'Anti-Liban qui fait face au Liban et se termine à Césarée de Palestine, là où se trouve une des trois sources du Jourdain. Le sens de l'original est celui-ci : Dieu met les cèdres en pièces comme un jeune taureau, il fait trembler le Liban et l'Hermon sous les coups de son tonnerre comme le petit du bœuf sauvage (au lieu de licorne. Voir la note sur Ps. xxt, 22). !

1. Fend, etc. ; locution poétique pour dire que le tonnerre chasse des nues la foudre et les éclairs, et les partage en divers traits ou en plusieurs flammes qui se dispersent dans les airs. — * La flamme du feu est l'éclair.

8. Le désert de Cadés; célèbre dans lEcriture. Voy. Genèse, xx, 1; Nombres, xut, 91, etc. — * Voir la note de Nombres, xx, 1.

9. Prépare; fait avorter. — Les cerfs; c'est-à-dire les biches. En bébreu, les noms d'animaux sont généralement épicéniques, c'est-à-dire communs au mâle et à la femelle. — Elle découvrira, ete. Le tonnerre, en renversaut les arbres ou en les dépouillant de leurs feuilles, découvre les bois les plus épais et les foréts les plus noires.

11. En paix. Le mot paix signifie le plus ordinairement dans l'Ecriture prospérité

parfaite,

(es. xxix.]

PSAUME XXIX (Hésr., XXX).

On peut voir dans les interprétes les opinions diverses sur le motif et l'occasion de la composition de ce psaume. Quant à nous, il nous semble qu'on peut le considérer comme un cantique d'actions de gráces que David rend à Dieu pour la santé qu'il lui a redonnée par un effet de sa divine bonté. Dans le sens spirituel, il convient parfaitement à Jésus-Christ ressuscité et à toutes les âmes qui ont été guéries des faiblesses οὐ leur orgueil les avait fait tomber.

Psaume pour servir de cantique,

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