Est-ce qu'on ne dira pas de
sent.
seignement qui assurent la félicité des peuples. Cet honneur lui était prédestiné, parce que son roi devait donner à laterre la paix et la joie, et y répandre la lunnére et la prospérité. Elle est fondée sur des montagnes saintes, etc. Qu'elle est belle, la lyrique couronne de louanges dont 16 poète pare la ville royale! Qu'on se souvienne de tous les chants où Jérusalem est représentée comme la ville de Dieu ct d'un royaume éternel, comme la tête de tous les peuples de la terre, et l'on se fera une idée des riches développements que les prophètes donnent à ces images. » (HERDER.)
4. Rahab ; ce mot nébreu, qui signifie proprement orgueil, fierté, désigne trés probablement et poétiquement l'Egypte, ici aussi bien que dans le Ps. xxxvii, 11, et dans [saie, xxv, 11; 11, 9; passages où la Vulgate elle-même a rendu le méme terme hébreu par orgueil, superbe. — Des étrangers; c'est-à-dire les Philislins, Voy. sur ce mot, Ps. rix, 10.
5. Est-ce qu'on ne dira pas; littér. ne dira-t-il pas; ce qui revient au méme; car, dans les phrases semblables, le mot quelqu'un, ou le participe du verbe, formant le sujet, se sous-entend trés souvent; en sorte que le sens rigoureu:ement grammatical est : Est-ce que quelqu'un, ou un disant ne dira pas? L'hébreu porte : 44. sera dit ; ce qui est encore la même chose. Quant aux Septante, où on lit aujourd'hui : Une mére Sion dira, saint Jéróme, dans son Commentaire sur ce passage, soutient que les anciens exemplaires portaient, comme il traduit lui-méme : Numquid Sion dicet? — De Sion. c'est ce qu'exigent évidemment les mots suivants, dans elle. Ainsi, la traduction, à Sion, est un vrai contre-sens. A la vérité, la particule hébraique, mise devant Sion, marque ordinairement le datif, mais elle signifie aussi quelquefois de, au sujet de, quand elle est jointe aux verbes dire, ordonner, et qu'elle n'est pas suivie d'un verbe à la seconde personne, comme nous avons eu déjà occasion de le faire observer. — Un homme el un homme; c'est-à-dire un grand nombre, 6 multitude d'hommes,
6. Le Seigneur le racontera; c'est le Seigneur qui dira quels sont les hommes nés dans Sion. Ce verset est une réponse à la question faite dans le précédent. — Dans des écritures de peuples, etc.; c'est-à-dire dans des rôles, des listes ou des dénombrements. Les Septante lisent dans une écriture de peuples, et l'hébreu, en inscrivant des peuples.
7. Ceux qui habitent en toi; littér. l'habitation en toi; c'est un hébraisme en vertu duquel le substantif se met très souvent au lieu de l'adjectif. — * L'Eglise applique ce psaume à la trés Sainte Vierge. M. Olier, dans ses Mémoires inédits, donne un bel exemple des applieations que l'on peut faire des chants sacrés aux offices liturgiques, par la manière dont il commente le Fundamenta ejus, entendu de la Mère de Dieu. « Les fondements, ou autrement les premiers sentiments et les prémices de la vie dela trés Sainte Vierge sont élevés par dessus les plus hautes montagnes de l'Eglise, c'est-à-dire par dessus les âmes les plus parfaites et les plus éminentes de l'Eglise..., d'où vient que Dieu aime plus ces entrées ou autrement ces portes, que les tabernacles de Jacob. Les entrées de la très Sainte Vierge sont deux, l'une cachée et inconnue, qui est sa sainte Conception; l'autre est plus évidente, et c'est sa Nativité... Gloriosa dicta sunt de Le, civitas Dei. O Sainte Vierge, vraie demeure de Dieu..., on ne peut exprimer la gloire et la grandeur de votre âme... Memor ero Rahab el Baby.
PSAUME LXXXVII (Hésn., LXXXVIII).
Le Psalmiste représente à Dieu qu'il est dans l'affliction, abandonné de ses amis et de ses proches; mais, en exposant ses souffrances, il peint Jésus- Christ dans sa Passion et dans l'abandonnement oü ses Apótres devaient le laisser. Ce psaume a beaucoup de rapport avec le xxiv. Quelques anciens, suivis de plusieurs modernes, l'ont entendu de la captivité de Babylone; d'autres, de David persécuté par Absalom; d'autres, enfin, de Jérémie jeté dans un cachot et abandonné des siens.
Cantique de psaume.
|. Des fils de Coré, pour la fin, pour Maheleth, pour répondre, intelligence d'Eman l'Exrahite.
2. Seigneur, Dieu de mon salut, j'ai crié devant vous, le jour etla nuit.
3. Que ma prière pénètre en votre présence; inclinez votre oreille à ma supplication ;