‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 2263 sur 5262 · De David lui-même s · texte numérisé non relu

De David lui-même s

Bénis, mon àme, le Seigneur :

Seigneur mon Dieu, votre magni-

ficence a paru avec un grand éclat.

99. Dans ce verset, nous avons cru devoir nous conformer à la ponctuation du texte hébreu et des Septante, parce qu'elle présente un sens plus conforme au contexte que celle de la Vulgate.

a * Ce psaume contient, des œuvres du Créateur, une magnifique description qui rappelle le premier chapitre de la Genése, et une exhortation à louer l'auteur de ces merveilles. — « Qu'il nous soit permis d'indiquer dans les hymnes que [renferme] le livre des Psaumes, une de celles que nous regardons comme les modéles parfaits de ces sortes de compositions : c'est le Ps. cir, que l'on pourrait appeler l'hymne de la eréation. Qu'on le lise; qu'on lise ensuite tout ce qui a été écrit de plus estimé sur cette matiére si souvent traitée, en prose et en vers, depuis Hésiode jusqu'à Ovide, depuis Cicéron et Pline jusqu'à Buffon, et nous ne craignons pas qu'on puisse ensuite en citer qui soit du ton et de la hauteur de ce psaume. » (GATIEN ARNOULT.) -- Les tableaux répandus dans la Bible, dit Chàteaubriand, peuvent servir à prouver doublement que la poésie descriptive est née, parmi nous, du Christianisme. Job, les Prophétes, l'Ecclésiaste, et surtout les Psaumes, sont remplis de descriptions magnifiques. Le ps. Benedic, anima mea, est un chef-d'œuvre dans ce genre... Horace et Pindare sont restés bien loin de cette poésie. » — « On peut dire, écrit Alexandre de Humboldt, que le 1035 psaume est à lui seul une esquisse du monde. « Le Sei- » gneur, revétu de lumiére, a étendu le ciel comme un tapis. Il a fondé la terre sur » sa propre solidité, en sorte qu'elle ne vacillât pas dans toute la durée des siècles. » Les eaux coulent du haut des montagnes dans les vallons, aux lieux qui leur ont » été assignés, alin que jamais elles ne passent les bornes prescrites, mais qu'elles » abreuvent tous les animaux des champs. Les oiseaux du ciel chantent sous le » feuillage. Les arbres de l'Eternel, les cèdres, que Dieu lui-même a plantés, se » dressent pleins de sève. Les oiseaux y font leur nid, et l'autour bâtit son habita- » tion sur les sapins. » Dans le même psaume est décrite la mer « où s’agite la vie » d'êtres sans nombre. Là passent les vaisseaux etse meuvent les monstres que tu as » créés, ὃ Dieu, pour qu'ils s'y jouent librement. » L'ensemencement des champs, la culture de la vigne qui réjouit le cœur de l'homme, celle de l'olivier, y ont aussi trouvé place. Les corps célestes complètent ce tableau de la nature. « Le Seigneur a » créé la lune pour mesurer le temps, et le soleil connait le terme de sa course. Il » fait nuit :les animaux se répandent sur la terre, les lionceaux rugissent aprés leur » proie et demandent leur nourriture à Dieu. Le soleil parait : ils se rassemblent et se » réfugient dans leurs cavernes, tandis que l'homme se rend à son travail et fait sa » journée jusqu'au soir. » On est surpris, dans un poème lyrique aussi court, de voir le monde entier, la terre et 16 ciel, peints en si grands traits : à la vie confuse des éléments est opposée l'existence calme et laborieuse de l'homme, depuis le lever du soleil jusqu'au moment oü le soir met fin à ses travaux. Ce contraste, ces vues générales sur l'action réciproque des phénoménes, ce retour à la puissance invisible et présente qui peut rajeunir la terre ou la réduire en poudre, tout est empreint d'un caractére sublime. »

1-4. * Eloge de l’œuvre du premier et du second jours de la création.

Vous avez revétu lalouange et l'honneur ;

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