Parce que là ceux qui nous avaient emmenés captifs, nous
des fils d'Edom au jour de Jérusalem, Disant : Réduisez à néant, ré-
a A Jérémie; ou de Jérémie, pour Jérémie. Cette inscription n'est pas dans l'hébreu, ni dans le chaldéen. — * Ce titre est difficile à expliquer; il est formellement rejeté par Théodoret.
1-9. * Ce psaume, l'un des plus beaux et des plus touchants, nous représente les Juifs captifs à Babylone, ne pouvant goüter aucune joie loin de leur patrie. Le pairiotisme et 18 religion ne peuvent pas s'élever plus haut. « La poésie touchante de ce psaume, son sentiment si profond, si vrai, si mélancolique et si naturel, est passé dans l'âme des masses et l'a rendu populaire. Il répond à toutes les notes plaintives du cœur humain, à toutes les amertumes et à tous les regrets, à toutes les aspirations et à tous les mécomptes, à toutes les douleurs, à tous les gémissements... des espérances déçues pour les individus comme pour les nations. » (F. CLAUDE.) — Voici la suite des pensées: 1-2: Les Juifs captifs à Babylone ont suspendu leurs lyres aux saules pleureurs des bords de l'Euphrate, et ils versent des larmes au souvenir de Sion. — 3: Chantez-nous un cantique de Sion, leur disent leurs maitres. — 4-6 : Comment chanter les louanges du Seigneur sur la terre étrangère ? Plutôt m'oublier moiméme qu'oublier Jérusalem! — 7 : Prière à Dieu contre l'Idumée, qui, à l'époque de la ruine de Jérusalem, s'était rangée parmi les ennemis de la Judée. — 8-9: Souhaits contre Babylone, qui à opprimé Juda.
1. * Sur les fleuves de Babylone. Babylone était arrosée par l'Euphrate et par de nombreux et grands canaux qui portaient le nom de nahar, en babylonien comme en hébreu, et c'est ce mot qui est traduit par fleuves.
2. * Aux saules. Le saule est si abondant sur les rives de l'Euphrate qu'on appelle cet arbre saliz babylonica.
5. * « Combien cette apostrophe à Jérusalem rend-elle tendre et touchant le discours de ce Juif exilé! 1] croit la voir, l'entretenir, lui protester avec serment qu'il consent à perdre la voix et l'usage de la langue, aussi bien que de ses instruments, plutót que de l'oublier en prenant part aux fausses joies de Babylone. » (Rorurw.)
1. Les fils d'Edom; c'est-à-dire les Iduméens qui, s'étant joint aux soldats de l'armée de Nabuchodonosor, les animèrent contre les Juifs, leurs propres frères, et les aidèrent à détruire Jérusalem jusqu'aux fondements. Compar. Jérém., xi, 6; xxv, 14; xux; Lament., 1v, 42, 21; Ezéch., xxv, 12; Abdias. — * Au jour de Jérusalem, au jour où elle fut châtiée et vaincue,
duisez à néant en elle jusqu'aux fondements.
8. Fille malheureuse de Babylone, bienheureux celui qui te rendra la rétribution de ce que tu nous a fait!
9. Bienheureux celui qui saisira et brisera tes petits enfants contre la pierre!
PSAUME CXXXVII (Hésr., CXXXVIII).
Le Psalmiste loue le Seigneur de ce qu'il l'a exaucé, et il invite tous les rois de la terre et à l'en louer avec lui.