Les quatre créatures fières
31. Qui a les reins ceints. Comme nous l'avons déjà remarqué (Job, xxxvii, 3), chez les anciens Hébreux, ceindre ses reins se disait d'un homme qui entreprenait un voyage ou qui allait au combat. Or on sait que le coq est un animal toujours prét à se battre. — Et le roi, etc. Nous avons suivi dans cette phrase l'édition latine de Sixte V, qui porte: Et rex, nec est qui resistat ei; littér. e£ le roi, et il m'est pas qui lui résiste; lecon qui est plus conforme à l'hébreu et au contexte que celle de notre Vulgate commune : Et il n'est roi qui lui résiste (nec est rex qui resistat ei) : ce qui signifierait qu'il n'y a pas de roi qui résiste au bélier. Ajoutons que le mot rien, qu'on lit dans plusieurs traductions francaises, forme un vrai contre-sens.
33. Du beurre (butyrum); c'est le mot de la Vulgate; mais nous devons faire observer qu'il s'agit tout au plus de créme faite avec du lait de vache; car le beurre proprement dit n'était employé chez les anciens Hébreux, de méme encore aujourd'hui chez les Orientaux, que comme médicament. Ajoutons que le terme hébreu traduit par beurre signifie généralement du lait de vache, c'est-à-dire du lait moins gras que celui de brebis et de chévre, et qu'ici il désigne du lait clairet, petit lait ; en sorte que le sens de ce verset, selon le texte original, est : La pression du lait épais fait sortir un lait clair; c'est-à-dire en pressant un lait gras, épais, on n'en fait couler que du lait clairet, du petit lait. On peut voir les preuves de cette interprétation dans notre Penlateuque avec une traduction française, etc., t. τ, Genèse, p. 94 et 323,
1-9, * Le second appendice, xxxr, 4-9, porte pour inscription : « Paroles du roi La-