D'un autre cóté, on ne doit pas leur pardonner
9. Car s'ils ont eu assez de savoir pour apprécier le monde, comment n'ont-ils pas trouvé plus facilement le Seigneur ?
10. Mais ils sont malheureux, el leur espérance est parmi les morts, ceux qui ont appelé dieux les ouvrages des mains des hommes, l'or, l'argent, les inventions
LA SAGESSE
de l'art, des figures d'animaux, une pierre inutile, ouvrage d'une main antique.
11. Ainsi c'est un grand malheur, si un habile ouvrier coupe dans la forét un arbre bien droit, qu'avec adresse il en enlève toute l'écorce, et que se servant de son art il fasse un meuble utile pour l'usage de la vie;
12. Qu'il emploie 168 débris de ce bois pour préparer sa nourriture;
15. Et que le reste qui n’est d'aucun usage, bois tortu et plein de nœuds, il le taille avec soin dans son loisir ; que par la science de son artil lui donne une figure, et le fasse semblable à l'image d'un homme,
14. Ou qu'il lui donne la forme de quelqu'un des animaux, le frottant avec du vermillon, et le peignant en rouge avec du fard, et enlevant en frottant toute tache qui est en lui ;
15. Qu'ensuite il lui fasse une habitation convenable, le placant dans la muraille et l'affermissant avec du fer,
none, ΕἸ. — 11, I5, xLtY, 12; Jér.! x, 9.
5. De la beauté et de la créature; c'est-à-dire de la beauté de la créature; figure grammaticale dont la Bible fournit plusieurs exemples. — De manière à étre reconnu (cognoscibiliter); dans le grec, par analogie.
10-xiv, 13. * Description d'une grande beauté littéraire de la folie de l'idolátrie.
10. Mais ils sont malheureux. L'écrivain sacré distingue deux sortes d'idolàtres : les uns qui cherchent Dieu dans la nature et adorent les choses de la nature au lieu de Dieu; les autres qui se font eux-mêmes des idoles pour les adorer. Les premiers, mentionnés dans les versets précédents, sont, à la vérité, dignes de blâme, puisqu'ils auraient pu facilement s'élever de la beauté des créatures au Créateur; mais les derniers, dont il s'agit depuis ce vers. 10 jusqu'à la fin du chapitre, sont plus 5/ámables encore.
11. Ainsi c'est un grand malheur. Ces mots ou autres semblables sont évidemment sous-entendus ; car autrement ce qui suit n'aurait aucune liaison avec ce qui précede; et cependant on comprend aisément qu'il en faut nécessairement une. Remarquons, de plus, que la phrase qui commence ici, et qui est interrompue par de nombreuses parenthèses, ne se trouve complète qu'au vers. 11.
14. Avec du vermillon. Les anciens estimaient extraordinairement le vermillon, et n'en usaient que comme d'une chose très précieuse.
16. De peur qu'il ne tombe, pourvoyant ans? à sa sûreté, sachant qu'il ne peut s'aider lui-même; car c'est une simple image, et il a besoin d'un secours étranger.
17. Et lui faisant un vœu, il le consulte sur ses biens, sur ses enfants, sur un mariage. Il ne rougit pas de parler à un bois qui est sans âme :
18. Pour sa santé, il sollicite un infirme; pour la vie, il prie un mort, et pour le secourir, il invoque celui qui n'est d'aucune utilité ;
19. Pour un voyage, il s'adresse à celui qui ne peut marcher; pour acquérir et entreprendre, et pour le succès de toutes choses, il s'adresse à celui qui en toutes choses est inutile.