Car vaut mieux liniquité
2. Ni d'un jugement, etc.; c'est-à-dire ne rougis pas de condamner un jugement où
l'on voudrait absoudre un impie.
3. D'une affaire; littér. d'une parole (de verbo). Dans le texte hébreu, ainsi que dans les Septante et la Vulgate, le mot parole signifie aussi chose, affaire. — Des voyageurs; des étrangers qui passent. Compar. Deulér., 1, 16.
5. De la corruption, etc.; d'empêcher la corruption, l'injustice qui se commet
entre les vendeurs et les acheteurs.
6. Sur une femme, etc.; il est bon de tenir enfermée une femme légère dans ses
mœurs.
8. Ni des vieillards; c'est-à-dire ni de soutenir des vieillards.
9. La fille cachée chez son pére, qui n'est pas encore sortie de la maison paternelle, qui n'est pas encore mariée. Chez les Hébreux les jeunes filles demeuraient toujours cachées et éloignées du commerce et de la vue des hommes jusqu'au moment où elles étaient conduites dans la maison de leur mari. — Sans étre mariée; littér. dans son adolescence; c'est-à-dire dans son état de simple adolescente, de simple fille; ce qui était un déshonneur méme pour le père. Compar. I Corinth., vit, 36.
14. Vaut mieux, etc.; il vaut mieux avoir à souffrir l'injustice d'un honnue que de
d'un homme, qu'une femme qui fait du bien et qu'une femme qui, en couvrant de confusion, attire l'opprobre.
15. Je me souviendrai donc des œuvres du Seigneur, etles choses que j'ai vues, je les annoncerai ; dans les paroles du Seigneur sont ses ouvrages.
16. Le soleil en éclairant porte en tous lieux ses regards, et la gloire du Seigneur, remplit ses œuvres.
17. Est-ce que le Seigneur n’a pas fait que les saints ontraconté toutes ses merveilles, qu'il a confirmées, /wi, le Seigneur toutpuissant, pour qu'elles soient stables dans sa gloire? .
18. Il a sondé l'abime et l'àme des hommes, et a pénétré par sa pensée dans leur finesse.
19. Car le Seigneur connait toute science et voit dans les signes des temps, annoncant les choses qui sont passées et celles qui doivent survenir, décou-
L'ECCLÉSIASTIQUE
[cg. x]
vrant les traces des choses cachées.
90. Aucune pensée ne lui échappe, et aucune parole ne se dérobe à sa vue.
91. Il a rehaussé les grandeurs de sa sagesse, lui qui est avant le siècle passé et jusqu'au siècle futur, rien ne lui a été ajouté,
22. Et il n'éprouve pas de diminution, et il n'a besoin du conseil de personne.
23. Combien désirables sont ses œuvres ! et c'est comme une étincelle, ce qu'on peut en considérer.
94. Toutes ces œuvres vivent et demeurent pour jamais, et en loute circonstance nécessaire, toutes lui obéissent.
25. Toutes choses sont doubles, l'une est opposée à l'autre, mais il n'a rien fait de défectueux.
26. Il a affermi ce que chacune de ces choses a de bon. Et qui se rassasiera en voyant sa gloire?
recevoir des bienfaits d'une femme, qui pourrait les faire payer bien cher. — Ef qu'une femme, etc. La plupart des traducteurs et des interprètes regardent cette derniére phrase comme un simple explicatif; de sorte qu'il ne s'agirait que d'une seule et méme femme; la teneur du texte, qui est la méme dans le grec et dans la version Sixtine, nous semble s'y opposer.
15. Dans les paroles du Seigneur; c'est-à-dire dans les divines Ecritures sont racontées ses œuvres; ou selon d'autres, par la parole du Seigneur sont produites, conservées et gouvernées ses œuvres; mais nous pensons avec Bossuet que la première interprétation est plus conforme à ce qui suit.
16. Le soleil répand partout sa lumière; la gloire du Seigneur se répand dans tous ses ouvrages. Compar. Ps. xvrr, 5, 6; Habacuc, nr, 3.
47. Les saints; probablement les prophètes et les autres écrivains divinement inspirés. (
91. Qui est avant, etc.; qui est avant tous les siècles, et qui sera dans tous les siècles.
25. Sont doubles; comme composées de deux. Voy. pour ces mots et les suivants, xxxur, 15. — Ii n'a rien fait de défectueux; au contraire cette diversité et cette opposition dans les choses de la nature, entretient entre elles un ordre et une harmonie admirables, qui prouvent la puissance et la sagesse de Dieu.
26. Il a affermi, etc. Dieu a donné à chaque être des qualités prédominantes qui le conservent contre eux qui lui sont opposés. Dans l'un, domine l'humide pour résister au sec; dans lautre, le feu pour résister à l'eau, et ainsi de tous les contraires.