Genése, xix
sément ce traitement barbare, infligé aux enfants des vaincus. Babylone sera punie de sa cruauté par un traitement semblable.
47 * Les Médes. Les Mèdes étaient déjà en guerre avec les rois d'Assyrie avant cette époque. Un roi de Ninive les mentionne vers l'an 810 avant J.-C. Leur nom ne désigne pas seulement ici les Médes proprement dits, mais aussi les Perses. En Egypte les Perses recurent aussi le nom de Médes. Les Perses sont nommés pour la premiére fois dans l'Ancien Testament par Ezéchiel et par Daniel. Cyrus, dans les inscriptions qu'on a retrouvées de lui, ne prend pas lui-méme le titre de Perse. Ce roi, dans la Cyropédie, v, 3, de Xénophon, en s'adressant à ses soldats, ne nomme aussi expressément que les Médes. — Dans un autre passage de la Cyropédie, x, 1, 20, Cyrus demande aux Médes « qui n'ont pas besoin de richesses » d'aller avec lui.
20. L'Arabe, n'ayant pas de demeure fixe, allait d'un endroit dans un autre dresser ses tentes, partout où il trouvait des pâturages pour ses bestiaux. — * Elle ne sera jamais habitée. Cette prédiction ne s’accomplit que quelques siècles aprés, mais elle se réalisa pleinement. Cyrus s'empara de Babylone, mais il n'en renversa pas les murailles. Darius, fils d Hystaspe, qui reprit Babylone pour la seconde fois, en 518, réduisit ses remparts à 50 coudées de hauteur. Xerxés ruina le fameux temple de Bel, l'orgueil dela cité. Quand Alexandre voulut faire de Babylone la capitale de son vaste empire, dix mille ouvriers furent occupés pendant deux mois à déblayer les fondements du temple. Toutefois Babylone ne devait plus voir revivre sa gloire. Le conquérant macédonien mouru£ sans avoir pu réaliser son projet, et l'un de ses généraux, Séleucus Nicator, en 312, ruina pour toujours la ville de Nabuchodonosor. Il construisit avec ses débris la ville de Séleucie, qui lui enleva méme quelque temps son nom, dit Etienne de Byzance, et dont le voisinage, comme le dit Pline, la réduisit en solitude. Strabon, né vers l'an 60 avant notre ère, lui appliqua le mot d'un poète : « La grande ville est devenue un grand désert » (xvi, 15). La malédiction divine dure encore. Une ville, Hillah, s'est élevée non loin d'elle; l'Arabe nomade dresse ses tentes à ses côtés, mais ses ruines sont toujours désertes et habitées seulement par les animaux sauvages.
21-22. * Le vrai sens des noms des animaux énumérés dans le texte hébreu est encore incertain dans plusieurs cas. La plupart des interprétes croient y retrouverles chaeals et les loups.
21. Les boucs (pilosi); selon les Septante, 768 démons. On se représentait, eneffet, les démons sous la forme de boues vivant dans les déserts, parce qu'on les honorait sous cette forme. — * Un voyageur allemand, Joseph Wolff, raconte qu'il vit une nuit, au milieu des ruines de Babylone, des pèlerins de la secte des Jézidis ou adorateurs du diable, se livrant aux exercices diaboliques de leur culte, et exécutant au zlair de lune les danses les plus étranges.