Leur dieux ont assurément
Cuap. VI. 1. Jérém., xxv, 9. — 3. Isaie, xziv, 10.
1-12. * La lettre de Jérémie a pour but de détourner les Juifs captifs à Babylone, à qui elle est adressée, de l'idolàtrie chaldéenne. Elle renferme une sorte de double refrain qui revient de temps en temps, et en marque les divers alinéas : 14-15, 22, 28, 6%, et 39, 4%, 55, 63. Jérémie y montre une grande connaissance de la religion babylonienne; sa lettre est comme un monument archéologique oü nous trouvons décrites en détail les statues des dieux chaldéens, ainsi que les cérémonies que l'on suivait pour habiller et déshabiller les idoles. Rien n'était plus propre que cet écrit à faire persévérer les enfants d'Israël dans le culte du vrai Dieu.
2. Sept générations. Chez les anciens, le mot génération représente tantôt cent, tantôt cinquante, trente-trois, dix, et méme sept années. Ainsi ces sepl généralions marquent ici très probablement les soixante-dix années auxquelles Dieu avait fixé la durée de la captivité (Jérém., xxv, 11, 12; xxix, 20).
3. * Des dieux d'or, etc. 11 y avait à Babylone de nombreuses idoles d'or, d'argent, de pierre et de bois, et en certaines circonstances on les poríait sur les épaules, comme nous le voyons sur des bas-reliefs du temps des Assyriens.
6. Mon ange; saint Michel, défenseur du peuple hébreu. Voy. Daniel, x, 13, 21; xri, 1. — * Je rechercherai vos ámes; je prendrai soin de votre vie.
T. * Dorés et argentés. Les statues des dieux étaient souvent en bois recouvert de lames d'or ou d'argent.
9. Se les arrogent; c'est-à-dire s'arrogent l'or et l'argent; littér. se l’arroge (1llud.)
fen. vi.) des couronnes d'or surleurstêtes, d'où les prêtres leur enlèvent l'or et l'argent et se les arrogent à eux-mémes.
10. Mais ils en donnent à des prostituées, et ils en parent des femmes de mauvaise vie, et lorsque ces femmes de mauvaise vie les leur ont rendus, ils ex parent de nouveau leurs dieux.
11. Mais ceux-ci ne se préservent ni de la rouille ni des vers.
19. Or, après qu'on les 8 couverts d'un vétement de pourpre, on nettoie leur face à cause de la poussieredeleur maison, laquelle est abondante parmi eux.
13. Mais il a un sceptre comme un homme, comme un juge de province; cependant celui qui pèche contre lui, il ne le tue pas.
14. Il a aussi à la main un glaive et une hache; mais de la guerre et des voleurs il ne se délivre pas.
Que par làil vous soit connu que ce ne sont pas des dieux.
15. Ne les craignez done pas; car comme le vase dun homme, lorsqu'il est brisé, devient inutile, tels sont leurs dieux.
16. Après qu'ils ont été placés dans une maison, leurs yeux sont pleins de la poussière des pieds de ceux qui entrent.
BARUCH
11. Et comme pour celui qui a offensé un roi, les portes sont fermées alentour, ou comme un mort mis au sépulcre, les prétres défendent les portes par des verrous et par des serrures, de peur que par les voleurs ils ne soient entierement dépouillés.
18. Ils allument devant eux des lampes, et en grand nombre, e£ ces dieux n'en peuvent voir aucune; mais ils sont comme les poutres dans une maison.
19. Ils disent aussi que les serpents qui sortent de la terre rongent leurs cœurs, lorsqu'en. effet ils les dévorent, eux et leurs vétements, et ils ne /e sentent pas.
20. Leurs faces deviennent noires par la fumée qu'il fait dans la maison.
21. Sur leurs corps et sur leurs tétes volent les hiboux, les hirondelles, et les autres oiseaux aussi également, et les chats y sautent.
22. Par là sachez que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez donc point.
93. L'or méme qu'ils ont est pour l'apparence. Si quelqu'un n'en 666 pas la rouille, ils ne brilleront pas; car lorsqu'on les jetait en fonte, ils ne /e sentaient pas.
Trés souvent, en hébreu, lorsqu'un pronom ou un adjectif ou un participe se rapporte à plusieurs substantifs, il se met au nombre et au genre du dernier. — * Des couronnes d'or sur leurs téles. Les images des dieux assyro-chaldéens qui sont parvenues jusqu'à nous sont souvent couronnées.