‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3429 sur 5262 · Fils d'un homme, quant à · texte numérisé non relu

Fils d'un homme, quant à

EZECHIUL.

(or. xiv.]

une terre, lorsqu'elle aura péché contre moien multipliant ses prévarications, j'étendrai ma main sur elle, et je briseraila verge de son pain, et j'enverrai sur elle la famine, et j'en tuerai les hommes et les bêtes.

14. Et si ces trois hommes justes, Noé, Daniel et Job, sont au milieu d'elle, eux-mémes, par leur justice, délivreront leurs âmes, dit le Seigneur des armées.

15. Que si j'amène sur cette terre des bétes cruelles, afin que je la dévaste, et qu'elle devienne inaccessible, pour qu'il n'y ait personne qui y passe à cause des bêtes ;

16. Si ces trois hommes y sont, je vis, moi, dit le Seigneur Dieu, ils ne délivreront ni leurs fils, ni leurs filles; mais eux seuls seront délivrés, et la terre sera désolée.

11. Ou si jamene le glaive sur cette terre, et que je dise au glaive : Passe par cette terre, et que j'en tue les hommes et les bêtes ;

18. Et que ces trois hommes soient au milieu d'elle; je vis, moi, dit le Seigneur Dieu, ils ne

CxaP. XIV. 9. Supra, xur, 3. — 13. Supra, 1v, 16; v, 16.

| 9. L'expression (romper un prophète, lorsqu'elle est appliquée à Dieu, signifie simplement que Dieu l'abandonne au déréglement de son cœur, en permettant que, de son cóté, un peuple corrompu se laisse séduire. Dieu, selon la remarque de saint Jéróme, use souvent de ce langage pour qu'on n'attribue pas à la vertu particulière des faux prophètes que le peuple soit ainsi trompé; mais que l'on reconuaisse que c'est un effet de la colère de Dieu qui permet que des hommes dont le cœur est corrompu ferment les oreilles aux avis de ses prophétes, pour les ouvrir au mensonge de ceux qui les trompent.

13. Quant à une terre. Le mot erre (terra) représente dans le texte hébreu aussi bien que dans la Vulgate ce qu'on appelle un nominatif absolu. — Mullipliant, etc.; littér. et par hébraisme, prévariquant, prévarique. — La verge de son pain; est synonyme de Le bälon de son pain. Voy. 1v, 6.

16, 18. Je vis, moi. Voy. Jérém., xLvi, 18.

Ícu. xv.]

délivreront ni leurs fils, ni leurs filles; mais eux seuls seront délivrés.

19. Mais si j'envoie la peste sur cette terre et que je répande mon indignation sur elle par le sang, afin que j'en enlève les hommes et les bêtes;

90. Et que Noé, Daniel et Job solent au milieu d'elle, je vis, moi, dit le Seigneur Dieu, ils ne délivreront ni fils, ni fille; mais par leur justice ils délivreront leurs propres âmes.

91. Parce que voici ce que dit leSeigneur Dieu : Que si j'envoie à Jérusalem mes quatre jugements cruels, le glaive, la famine, les bétes mauvaises. et la peste, afin que j'en tue LYaime et bétail,

99. Cependant il y sera laissé des hommes qui se sauveront, et feront sortir leurs fils et leurs filles; voilà qu'eux-mémes viendront vers vous, et que vous verrez leur voie et leurs inventions, et que vous serez consolés du mal que j'aurai amené sur Jérusalem, et de tous les f/éauz dont je l'aurai accablée.

99. Et ils vous consoleront, lorsque vous verrez leur voie et leurs inventions; et vous reconnaitrez que ce n'est pas sans raison que j'aurai fait à Jérusalem

EZÉCHIEL

tout ce que j'y aurai fait, dit e Seigneur Dieu.

Page 1