‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3574 sur 5262 · Daniel fut, etc. Compar. vr, 28; x, 1; xiv · texte numérisé non relu

Daniel fut, etc. Compar. vr, 28; x, 1; xiv

1-49. * 2e Le second chapitre contient le récit d'un songe de Nabuchodonosor, en 602 ou 603, et l'explication qu'en donna Daniel. Le roi avait vu une statue dont la tête était d'or, la poitrine et les bras d'argent, le ventre et les cuisses de bronze, les jambes de fer, une partie des pieds de fer et l'autre d'argile. Le Prophéte expliqua au roi, comme Joseph l'avait fait autrefois au pharaon, la signification du songe. Les diverses parties de la statue marquaient les empires qui devaient se suecéder dans le monde : la tête d'or, c'est l'empire de Nabuchodonosor; la poitrine d'argent, c'est l'empire médo-perse; le ventre de bronze, c'est l'empire d'Alexandre et les royaumes des Séleucides et des Ptolémées, la Syrie et l'Egypte, qui en sont issus ; les jambes de fer, c'est l'empire romain qui brise et écrase tout ; les pieds, moitié argile, moitié fer, c'estce méme empire divisé en empire d'Orient et empire d'Occident. Une petite pierre détachée de la montagne, c'est-à-dire Jésus-Christ, renverse le colosse, et Dieu fonde le royaume éternel de son Eglise.

1. * La seconde année. Probablement la seconde année du régne de Nabuchodonosor, depuis la mort de son père Nabopolassar (602).

2. Les Chaldéens; probablement les prétres chaldéens adonnés à l'astrologie. — * Les devins, les mages, etc., sont les diverses classes de magiciens qu'on distinguait à Babylone, où la magie était si cultivée que chaldéen devint synonyme de magiciens.

^. En syriaque; selon le texte hébreu, en araméen, c'est-à-dire en chaldéen et en syriaque; car anciennement ces deux langues n'en faisaient qu'une (IV Rois, xvur, 26; I Esdr., 1v, 1); et quoique depuis elles aient formé deux idiomes, d'ailleurs fort rapprochés, on les a toujours comprises l'une et l'autre sous la dénomination commune de langue araméenne. — Depuis ce verset jusqu'à la fin du chap. vu, le texte primitif

(cn. 11.]

5. Et répondant, le roi dit aux Chaldéens : La chose m'est échappée de la mémoire, si vous ne m'indiquez 16 songe et sa signification, vous périrez, vous, et vos maisons seront confisquées.

6. Maissi vous me ditesle songe et sa signification, vous recevrez de moi des dons, des présents et de grands honneurs; dites-moi donc mon songe et son interprétation.

Ils lui répondirent pour la‏ .ד seconde fois, et ils dirent : Que le‏ roi dise le songe à ses serviteurs,‏ et nous lui en donnerons l'inter-‏ prétalion.‏

8. Le roi répondit et dit : Certainement, je reconnais que vous cherchez à gagner du temps, parce que vous savez que la chose m'est échappée de la mémoire.

9. Si donc vous ne m'indiquez pas 16 songe, je n'aurai qu'une opinion de vous, c'est que vous avez méme préparé une interprétation fallacieuse et pleine de déception, afin de me la dire, jusqu'à ce que le temps se passe.

C'estpourquoi dites-moi le songe, afin que je sache que vous don-

DANIEL

! 1091 nerez aussi sa véritable interprétation.

10. Répondant donc, les Chaldéens dirent devant le roi : ll n'y a pas d'homme sur la terre qui puisse, ὃ roi, accomplir votre parole; et aucun roi, grand et puissant, ne fait de question de cette sorte à aucun devin, à aucun mage, à aucun Chaldéen.

11. Car ce que vous demandez, ὃ roi, est difficile; et il ne se irouvera personne qui puisse l'indiquer en présence du roi, excepté les dieux, qui n'ont point de commerce avec les hommes.

12. Ce qu'ayant entendu, le roi, en fureur, et dans une grande colere, ordonna que tous les sages de Babylone périraient.

13. Et, lasentence promulguée, les sages étaient mis à mort; et l'on cherchait Daniel et ses compagnons, afin qu'ils périssent.

14. Alors Daniel s'informa de la loi et de la sentence auprès d'Arioch, prince de la milice du roi, qui était sorti pour faire mourir les sages de Babylone.

15. Et il lui demanda à lui qui avait recu pouvoir du roi, pour quel motif une si cruelle sen-

est écrit en chaldéen. — * En syriaque ou en araméen ne signifie pas que les Chaldéens parlérent au roi en cette langue, mais que ce qui suit dans le livre du Prophète est écrit en syriaque. Après : un roi, il faudrait un point. En syriaque est une

indication donnée au lecteur.

9, 8. La chose; le songe; selon d'autres, {a parole; c'est-à-dire l'ordre, 16 comman-

dement est émané de moi.

10. * Les livres de magie chaldéens, dont plusieurs sont parvenus jusqu'à nous, donnent l'interprétation des différentes choses qu'on peut voir en songe, mais ils ne peuvent apprendre quel a été le songe sur lequel on consulte; Dieu seul peut faire

cette révélation.

13. Les sages étaient mis à mort (interficiebantur). D'après ces paroles on avait déjà commencé à exécuter la sentence du roi; celles du vers. 24 ne disent pas formelle-

ment le contraire.

14. * Arioch; en assyrien : Eriaku, signifie, d'après quelques-uns, serviteur du dieu

Lune.

13. Emanée du roi; littér. sortie de la face du roi. Compar, vers. 19

tence était émanée du roi. Lors donc qu'Arioch eut indiqué la chose à Daniel,

16. Daniel, étant entré, pria le roi de lui accorder quelque temps pour indiquer la solution au roi.

17. Et, étant entré dans sa maison, il fit part de la chose à ses compagnons Ananias, Misaël et Azarias,

18. Afin qu'ils implorassent la miséricorde de la face du Dieu du ciel, au sujet de ce secret, et que Daniel et ses compagnons ne périssent point avec les autres sages de Babylone.

19. Alors le mystère fut découvert à Daniel dans une vision, durant la nuit; et Daniel bénit le Dieu du ciel,

20. Et ayant parlé, i1 dit : Que le nom du Seigneur soit béni dun siecle jusqu'à un autre siecle, parce que la sagesse et la force sont à lui.

91. Et c’est lui qui change les temps et les âges, qui transfère les royaumes et les établit, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui comprennent l'instruction.

22. C'est lui qui révèle les choses profondes et cachées, qui connait ce qui se trouve dans les ténèbres, et la lumiere est avec lui.

Page 1