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Mais sur la montagne de

ABDIAS. 2087

Sion sera le salut et elle sera sainte : la maison de Jacob possédera ceux qui l'avaient possédée.

18. Et la maison de Jacob sera un feu, et la maison de Joseph.

une flamme, et la maison d'Esaü une paille; et ils l'embraseront, et ils la dévoreront, et il n'y aura pas de restes de la maison d'Esaü, ' parce que le Seigneur a parlé.

19. Et ceux qui sont au. midi hériteront dela montagne d'Esaü ; et ceux qui sont dans les plaines assujettiront les Philistins ; et ils posséderont la contrée d'Ephraim et la contrée de Samarie, et Ben:

jamin possédera Galaad.

20. Et les exilés de cette armée des enfants d'Israël posséderont tous les lieux des Chananéens jusqu'à Sarepta; et les exilés de Jérusalem, qui sont surle Bosphore, posséderont les cités du midi.

21. Et leslibérateurs monteront sur la montagne de Sion pour juger la montagne d'Esaü ; et le reene sera au Seigneur.

14. Carrefours. C'est par ce mot, d'ailleurs conforme à l'hébreu, que saint Jéróme explique lui-même le latin exilibus de la Vulgate. 16. Toutes les nations, etc. Compar. Jérém., xxv, 15 et suiv.; xLix, 12.

17. Elle sera sainte; par le temple qui y sera rebâti. — Ceux qui l'avaient possédée; les Iduméens, les Moabites, les Ammonites et les Philistins.

18. La maison de Jacob, etc. Apres leur retour de Babylone, les Juifs furent comme un feu pour la maison d'Esaü, ou les Iduméens auxquels ils firent souvent la guerre. Cela peut donc regarder ies expéditions des Machabées contre les Iduméens (Machab., v, 3), mais ce ne fut que longtemps après que la maison d'Esaü fut entièrement éteinte.

19. Galaad; c'est-à-dire, le pays au delà du Jourdain. — * Dans les plaines de la Séphéla. Voir la note sur Juges, xv, 5.

20. Des enfants d'Israël; des Israélites des dix tribus. — Les Chananéens sont mis ici pour les Phéniciens, parce que ces derniers étaient Chananéens d'origine. — Sarepta; ville du territoire de Sidon. — * Bosphore; en hébreu : Sepharad. L'identification de ce pays est fort incertaine. Les inscriptions perses mentionnent un pays appelé Sparad ou Sparda qui est assez vraisemblablement celui dont il est question ici. Il parait désigner la Lydie dont Sardes était la capitale.

21. Les libérateurs (salvatores), c'est-à-dire, suivant la plupart, les Machabées ef les princes asmonéens, mais dans un sens plus élevé, c'est Jésus-Christ que cette prophétie concerne. — Le régne, etc.; promesse qui n'aura son parfait accomplissement qu'au dernier jour, où, toute puissance étant détruite, Dieu seul régnera sur ses saints et avec ses saints dans l'éternité (I Corinth., xv, 24; Apocal., xi, 15).

JONAS

INTRODUCTION

Jonas, le cinquième des petits prophètes, était du royaume d'Israël, Son père s'appelait Amathi, et le lieu de sa naissance, Gath-Hépher, dans la tribu. de Zabulon, aujourd’hui Medjad, au nord de Nazareth, sur la route de Séphoris à Tibériade. Son livre n'est point daté, mais nous savons qu'il vivait du temps de Jéroboam II, roi d'Israël.

Le livre de Jonas ne ressemble pas aux autres écrits prophétiques; il ne contient point d'oracles proprement dits. C'est un récit historique de la mission qu'il recut. d'aller. précher la pénitence aux Ninivites et de la manière, dont il l'accomplit. Il est écrit en style simple. S'il est rangé parmi les livres prophétiques, c'est parce qu'il a pour auteur un prophète, et que, quoiqu'il ne contienne aucune révélation directe de l'avenir, il nous fait connaitre le séjour de Jonas pendant trois jours dans le ventre d'un poisson, merveille qui figure Ie séjour de Notre-Seigneur pendant trois jours dans le tombeau. Cette circonstance si extraordinaire dela vie de Jonas a provoqué de tout temps les railleries des incrédules, mais rien n'est impossible à la puissance de Dieu, et puisqu'il jugeait à propos, daus sa sagesse, de forcer par là son ministre à exécuter ses volontés et à devenir le type du mystère de la résurrection de son fils, pourquoi notre faible esprit oserait-il trouver à redire aux voles de la Providence?

Cette Providence se montre admirable dans toute l'histoire du prophéte. La prédication de Jonas à Ninive n'était pas un fait sans portée; elle avait au contraire la signification la plus haute : en méme temps qu'elle était pour ses compatriotes une exhortation à se repentir de leurs péchés, elle annoncait que Dieu ne voulait pas se révéler seulement aux enfants de Jacob, mais aussi à ces gentils si méprisés des Juifs; c'était la prédiction de notre vocation à la foi; comme le prélude du voyage des mages à Jérusalem et dela féte de l'Epiphanie. De plus, dans aucun autre livre de la Bible, la patience, la bonté et la miséricorde de Dieu n'apparaissent en traits plus touchants : sa compassion pour le pécheur, sa facilité à lui pardonner, le soin qu'il prend de veiller sur tous, méme sur les paiens et jusque sur les animaux, sont peints dans ce récit en trails ineffacables, et nous ne trouvons nulle part des paroles plus émouvantes que celles qui terminent ce récit.

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