Ses cornes; hébraisme, pour sa force
6. Du siècle, du monde; c'est-à-dire, aussi anciennes que les siècles, que le monde; les mots du texte original signifient éternité. Les Hébreux donnent souvent cette épithéte aux montagnes, parce que dans la nature rien n'est moins sujet au changement que ces lourdes masses, ces énormes amas de terre et de rochers qui subsistent depuis le commencement des siècles. -- Par les marches, etc.; sous les pas éternels, sous les pas de ce Dieu éternel.
7. Les pavillons ou tentes; littér., les peaux, parce que cette sorte d'habitation était anciennemeut faite avec des peaux. Compar. Cant. des Cant., 1, 4.
8. Esl-ce, etc.; allusion au passage de la mer Rouge (Ezode, xiv), et du Jourdain (Josué, 11).
9. Préparant vous préparerez; c'est-à-dire, vous préparerez avec le plus grand soin. Voy. sur cet hébraisme, Ps. xxxix, 1. — Selon les serments. Le mot juramenía, en vertu d'un hébraisme trés fréquent, est un accusatif employé d'une manière adverbiale.
10. IL a levé. C'est le mot précédent /'abime, qui est le sujet de ce verbe. — En haut. Tel est le sens de l'hébreu, véritable accusatif adverbial, que la Vulgate a rendu par le nominatif hauteur (altitudo). — Ses mains; c'est-à-dire ses flots.
11. Le soleil, etc.; allusion au miracle dont il est question dans Josué, x, 12, 13.
13. Christ, ou oint, c'est-à-dire, consacré, constitué; ce qui convient à Moise, que Dieu constitua pour sauver son peuple. 15816, comme on l'a vu, appelle (xtv, 1) Cyrus
mis à nu uepuis les pieds jusqu'au cou.
14. Vous avez maudit ses sceptres, le chef de ses guerriers qui venaient comme un tourbillon pour me mettre en déroute.
Leur exultation était comme l'exultation de celui qui dévore le pauvre en secret.
15. Vous avez faitune voie dans la mer à vos chevaux, dans la fange des grandes eaux.
10. J'ai entendu, et mes entrailles ont été émues; à cette voix, mes lèvres ont frémi.
Que la pourriture entre dans mes os, et qu'elle abonde sous moi;
Afin que je me repose au jour de la tribulation, afin que je
HABACUC
[cn. nu.] monte vers notre peuple ceint.
11. Car le figuier ne fleurira pas, et il n'y aura pas de germe dans les vignes.
Le produit de l'oliviertrompera l'attente, et les champs ne porteront pas de grains.
Le troupeau de menu bétail sera arraché de la bergerie, et il n'y aura pas de troupeau de gros bétail dans les étables.
18. Mais moi, je me réjouirai dans le Seigneur, et j'exulterai en Dieu mon Jésus.
19. Dieu le Seigneur est ma force; et il rendra mes pieds comme ceux des cerfs.
Et vainqueur il me conduira sur mes hauteurs, pendant que je chanterai des psaumes.
le christ de Dieu. Mais Moïse, comme Cyrus, n'a été que la figure du Christ par excellence, de Jésus-Christ. — Vous l'avez mis, etc.; littér.: Vous avez mis à nu ses fondements jusqu'au cou.
15. * Allusion au passage de la mer Rouge et du Jourdain par les Israélites.
16. Ceint (accintum); c'est-à-dire, préparé, prêt à partir. Ceindre ses reins, se disait chez les anciens Hébreux d'un homme qui entreprenait un voyage ou allait au combat. Compar. 111 Rois, xv, 46; Job, xxxvi, 3.
17. Ne fleurira pas. Quelques inerédules ont prétendu que cette menace était ridicule, puisque le figuier ne fleurit jamais en quelque contrée que ce soit; mais il faut interpréter la Vulgate d’après l'hébreu qui signifie proprement sorlir avec violence, s'élancer, faire irruption; de là pousser, germer et fleurir. C'est ainsi que ce méme verbe hébreu s'emploie pour marquer l'éruption de la lèpre (Lévitig., xu, 39), et s'applique aux plantes qui poussent leur germe. — Le produit ou de fruit, liltér., de iravail, l'euvre (opus). — De grain; littér., de nourriture,