‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3782 sur 5262 · Et le Seigneur me montra quatre ouvriers · texte numérisé non relu

Et le Seigneur me montra quatre ouvriers

21. Et je dis : Que viennent faire ceux-ci? Il répondit en disant : Voilà les cornes qui ont jeté au vent, homme par homme, tous les habitants de Juda, et aucun d'eux n'alevé satéte ; etceuxci sont venus les épouvanter, afin d'abattre les cornes des nations qui ont levé la corne contre la terre de Juda pour la disperser.

15. Le sens de ce verset est que Dieu est trés irrité contre les nations qu'il avait chargées d'exercer sa vengeance sur Jérusalem, parce que dans l'exercice de cette vengeance, elles sont allées bien au-delà du chátiment qu'il voulait infliger à son peuple, pour lequel, malgré ses infidélités, il avait conservé un grand amour (vers. 13, 14).

16. Le niveau, etc.; c'est-à-dire, qu'on rebátira les murs et les maisons de Jérusalem, aussi bien que le temple.

18-21. * 20 Dans la seconde vision, 1, 18-21, Zacharie vit quatre cornes et quatre forgerons, symboles de la ruine des peuples qui ont persécuté Juda : les quatre forgerons brisent les quatre cornes, c'est-à-dire les Chaldéens, les Perses, les Grecs et les Romains.

18, 19. Les quatre cornes désignent les quatre grands empires qui dans divers temps ont dispersé Israél et Juda, comme un taureau en fureur jette au vent tout ce qu'il rencontre, et qui sont, selon les uns, les Assyriens, les Chaldéens, les Perses et les Egyptiens, et selon les autres, parmi lesquels saint Jéróme, les Chaldéens, les Perses, les Grecs et les Romains, parce que les Assyriens étaient déjà renversés; mais es partisans de la premiére opinion croient que cette vision représente en méme temps et ce qui était accompli, et ce qui restait encore à accomplir.

90, 94. Quatre ouvriers. La qualité de ces ouvriers n'est déterminée ni par l'hébreu, ni par le chaldéen, ni par les Septante; mais on pense communément que c'étaient des forgerons, peut-étre parce qu'on se les représente comme armés de marteaux pour abattre les quatre cornes. Saint Jéróme regarde ces ouvriers comme des figures des anges qui en diverses occasions ont affaibli les quatre grands empires.

21. Les épouvanter. Le pronom /es étant au neutre (ea) se rapporte grammaticalement à cornes (cornua), puisque ce mot est également du neutre en latin. L'hébreu met le masculin; mais le sens est le méme puisque les cornes signifient proprement les rois et les princes ennemis du peuple de Dieu.

[cn. 11.]

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