‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3826 sur 5262 · Car voici que viendra un jour · texte numérisé non relu

Car voici que viendra un jour

16. Chacun avec som prochain; hébraisme, pour, l’un avec l'autre. — 11 a été écrit, etc. L'Ecriture représente souvent Dieu conime un monarque qui tient registre de ses troupes et de ses officiers, et comme un juge qui rend la justice, suivant ce qui est écrit dans ses mémoires.

11. J'agirai (facio), c'est-à-dire, j'exercerai mon jugement. La Vulgate a mis le verbe au présent. Il est certain que l'expression du texte hébreu je suis agissant, prise en elle-même, peut signifier également 7e suis agissant, et je serai agiasunt, mais le contexte exige évidemment le futur. Voy. 1, 10, 11, ce que nous avons dit sur les participes hébreux.

1. Un jour; selon la plupart des interprètes, c'est le dernier jour, lorsque Jésus= Christ descendra du. ciel, précédé d'un feu vengeur (IE Thessaion:, 1, 8).

embrasé comme la fournaise ; et tous les superbes et tous ceux qui commettent l'impiété seront de la paille, et le jour qui viendra les enflammera, dit le Seigneur des armées, et il ne leur laissera ni racineni germe.

2. Et il se lèvera pour vous qui craignez mon nom, un soleil de justice, la guérison sera sous ses ailes: el vous sortirez et vous bondirez comme les veaux d'un troupeau.

3. Et vous foulerez aux pieds les impies, lorsqu'ils seront de la cendre sous 18 plante de vos pieds,

MALACHIE

au jour auquel moi j'agirai, dit le Seigneur des armées.

4. Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, loi que je lui ai donnée à Horeb pour tout Israél, des préceptes et des ordonnances.

9. Voici que moi je vous enverrai Elie, le prophète, avant que vienne le jour grand et terrible du Seigneur.

6. Et il ramènera le cœur des pères aux fils et le cœur des fils à leurs pères, de peur que je ne vienne et que je ne frappe la terre d'anathéme.

ὕπαρ. IV. 2. Luc, 1, 78. — 4. Exode, xx; Deut., 1v, 5, 6. — 5. Matt., xvir, 10; Marc,

IX 10]: Euc; 1, 17.

2. Un soleil de justice; c'est Jésus-Christ, qui est la lumière du monde par sa doctriue, et l'auteur de sa justice par sa grâce.

3. Je vous enverrai, etc. C'est la tradition constante et universelle de la synagogue et de l'Eglise chrétienne, que le prophéte Elie viendra en personne à la fin du monde pour s'opposer à l'Antechrist, et pour convertir les Juifs à Jésus-Christ. Le Sauveur lui-même confirme cette promesse de l'avénement d'Elie (Matth., xvii, 4; Marc, 1x, 11), bien que dans un autre endroit, il donne le nom d'Elie à saint Jean-Baptiste, parce que sa mission était semblable à celle du prophète de Thesbé. Elie est encore un des deux prophètes dont l'avénement futur est annoncé par saint Jean (Apocal., xt, 3).

mmy ὩΣ τες SOIR. ou DS

Ac 136

LES MACHABEES

INTRODUCTION

Les quatre siècles qui s'écoulérent depuis Néhémie jusqu'à la naissance de Notre-Seigneur ne nous sont pas connus par une histoire suivie. Nous ne possédons, sur toute celte période, que les deux livres des Machabées, qui nous ont conservé la mémoire des luttes soutenues par les Juifs fidéles contre l'impiété.

Machabée fut d'abord un surnom de Judas, troisième fils du prêtre Mathathias ; la gloire qu'il saequit par ses exploits fit donner ce nom à toute sa famille. Dans le Talmud, dans Josèphe, et dans beaucoup d'histoires modernes, les descendants de Mathathias sont appelés, non pas Machabées, mais Asmonéens, du. nom de leur ancétre Asamón.

Le premier livre des Machabées s'ouvre par une introduction, 1-u, el raconte ensuite, en trois sections, 1? l'histoire des guerres de Judas Machabée, ni, 1x, 22; 2» l'histoire du gouvernement de Jonathas, ix, 23-x11, 5&; 39 l'histoire du gouvernement de Simon, xurxvtr. La période historique qu'il embrasse et qu'il expose selon l'ordre chronologique est de 33 ans; elle s'étend de l'an 168 à l'an 135 avant J. -C., c'est-à-dire depuis le commeucement des guerres entreprises par ses fils de Mathathias pour la défense de la religion jusqu'à la mort de Simon.

Le texte original du premier livre des Machabées est aujourd'hui perdu, mais nous savons qu'il avait été écrit en hébreu. A travers la traduction, en grec alexandrin, perce la phrase sémilique; les expressions sont helléniques, la construction et la maniére de parler sont hébraiques ; des idiotismes sémitiques ont élé traduits mot à mor.

Les derniers mots de ce livre, qui renvoient aux annales du pontificat de Jean Hyrcan, mort en l'an 107 avant J.-C., indiquent que l'auteur écrivait quelques années aprés la mort de Simon, laquelle eut lieu en 135 avant J.-C., peut-étre pendant que le grand-prétre Jean Hyrcan vivait encore. L'ensemble du récit montre que l'historien était peu éloigné des événements qu'il raconte. Nous ne savons du reste absolument rien sur sa personne. La traduction greeque est fort ancienne, car Joséphe s'en est servi dans la rédaction de ses Antiquités hébraiques, et l'a souvent copiée mot pour mot.

Voici l'analyse du premier livre des Machabées. [| s'ouvre par une introduclion qui se divise en trois parties : — 1? 1, 1-10, coup d'œil sur 168585 8 d'Alexandre et sur le partage de son empire par ses généraux. — 5 1, 11-67,

| MACHADBEES. — INTRODUCTION. “109

récit des maux qu'occasionnèrent en Judée les Juifs infidéles, sous le règne d'Antiochus IV Epiphane, monté sur le tróne en 175 : pillage de Jérusalem et du temple, construction d'une forteresse sur le mont Sion, introduction du culte polythéiste dans la ville sainte et dans toute la Palestine. — 3° 11. Ces crimes indignérent le prétre Mathathias; il prit les armes avec ses enfants et les Juifs fidéles, et commenca la guerre glorieuse des Machabées contre l'étranger, pour l'indépendance de la patrie et surtout pour la conservation de la foi. Le ch. זז‎ finit par la mort de Mathathias, l'an 166 avant J.-C.

Aprés cette introduction historique, l'auteur raconte en trois sections et dans l'ordre chronologique les événements principaux de cette époque, les combats e* les victoires de Judas Machabée et de ses frères. La 17% section contient l'histoire des guerres de Judas, ur-ix, 22; la 2* celle du gouvernement de Jonathas, 1x, 23-xit, et la 3* celle du gouvernement de Simon, xi-xvi.

I' section : Histoire des guerres de Judas Machabée, ur-1x, 22. Aprés la mort de son pére Mathathias, Judas Machabée se mit à la téte des Juifs fidéles au Dieu de leurs pères. — 1? Il battit les généraux syriens Apollonius et Séron, puis Gorgias et enfin Lysias, vice-roi d'Antiochus; il reprit Jérusalem, à part la citadelle, purifia le temple et rétablit le service divin, ur-1iv. — 2° Le ch. v raconte comment le vainqueur des Syriens châtia les voisins des Juifs, animés contre eux d'intentions hostiles. — 3° La mort terrible d'Antiochus IV Epiphane, l'auteur de tous les maux des Juifs, est dépeinte en traits éloquents, νι, 1-16. — 4? Son successeur, Antiochus V Eupator, marcha contre Judas, qui assiégait la forteresse de Jérusalem ; la campagne ne fut décisive ni d'un côté ni de l'autre, vi, 17-63. — 5° Quand, en 162, Démétrius If", cousin d'Antiochus V, se fut emparé du trône des Séleucides, il envoya contre la Judée Bacchide et Alcime, mais ils ne purent réussir à la vaincre. Nicanor fut envoyé à son tour. Ce général fut battu d'abord à Capharsalama et tué ensuite dans une seconde bataille, à Béthoron. La défaite des Syriens fut si complète que les Juifs instituèrent une fète pour en perpétuer la mémoire, vi. — 6° Judas profita de la paix pour faire alliance avec les Romains, vi. — 7° Sur ces entrefaites, Bacchide et Alcime envahirent de nouveau la Judée avec une armée formidable. Judas les attaqua à Laïsa, mais il périt dans ce combat, 1x, 1-22.

Ile section : Gouvernement de Jonathas, 1x, 23-xu. — 19 La mort de Judas Mazhabée devint funeste aux Juifs fidèles. Le parti hellénisant l'emporta avec l'aide de Bacchide. Jonathas, frère de Judas, choisi pour succéder à ce grand homme, fut contraint de se réfugier, avec ses partisans, dans le désert de Thécué. Il voulut faire mettre en süreté chez les Nabathéens, ses alliés, les trésors de sa famille (texte grec), mais la caravane qui les transportait, sous la conduite de Jean, son frère, fut pillée par les Arabes Bédouins de Madaba et Jean fait prisonnier. Jonathas alla chàtier ces brigands. A son retour, l'armée de Bacchide lui barra le passage à l'embouchure du Jourdain; il réussit à se frayer un chemin à travers les ennemis, en tuant mille d'entre eux. Bacchide se dédommagea de cet échec en couvrant la Judée de places forles. Sur ces entrefaites, il revint auprès du roi de Syrie, après la mort d'Alcime. Au bout de deux ans, il retourna en Judée, appelé par les Juifs de son parti; il assiégea Belhbessen, où s'élait réfugié Jonathas, mais celui-ci parvint à sortir de cette place, et Simon, son frère, battit les Syriens. Jonathas obtint alors de vivre indépendant à Machmas. Aiusi se termina la guerre de Jonathas contre Baechide, ix, 23-72. — 2» En 152,

9164 I MACHABÉES. [cu. 1.1

il s éleva contre le roi Démétrius Ier un compétiteur, Alexandre Balas. L'un et l'autre recherchèrent l'appui de Jonathas. Celui-ci se prononca pour Alexandre et fut reconnu par lui comme grand-prétre des Juifs. En 146, Démétrius II voulut s'emparer de la couronne des Séleucides; il envoya Apollonius contre les Juifs; Jonathas le battit, et sa victoire lui valut de nouvelles faveurs de la part d'Alexandre, x. — 3? Pendant la guerre entre Ptolémée VI Philométor d'Egypte et Alexandre, Jonathas sut, par sa prudence, conserver ses avantages, et, aprés la mort de ces deux rois, en obtenirde nouveaux de Démétrius II. Il en témoigna sa reconnaissance en envoyant à ce dernier un corps de troupes auxiliaires, pour l'aider à réprimer une sédition qui avait éclaté à Antioche, mais il en fut mal récompensé : Démétrius 1] ne tint pas ses promesses. La position devenait critique pour le grand-prétre juif, lorsque Tryphon opposa à Démétrius le fils d'Alexandre, Antiochus VI. Jonathas se déclara pour le jeune roi et l'aida à triompher de ses adversaires, xr. — 4? Il renouvela alors l'alliance avec les Romains, ainsi qu'une alliance ancienne avec les Spartiates ; il remporta de nouveaux succès contre les généraux de Démétrius et augmenta les fortifications : de Jérusalem ; mais il périt enfin, victime de la fourberie de Tryphon, qui, aspirant à la couronne, voulait se débarrasser auparavant d'un homme qui pouvait contrarier efficacement ses projets (143 avant J.-C.), xi; voir xir, 23.

IIIe section : Gouvernement de Simon, ΧΠΙ-ΧΥ͂Ι. — 1° Jonathas eut pour suecesseur son frére Simon. Le nouveau grand-prétre fit enterrer Jonathasà Modin et élever, en ce lieu, à sa famille un monument magnifique. 11 obtint de Démétrius divers priviléges et reprit enfin la forteresse de Jérusalem sur les Syriens, xir. — 20 Il employa les années de paix qui suivirent à agrandir ses Etats, à orner le temple et à faire prospérer le commerce; il renouvela l'alliance avec les Romains et les Lacédémoniens. Le peuple, en reconnaissance de ses bienfaits, le réconnut, lui et sa pôstérité, comme pontife et prince, xiv. — 3° Quelque temps aprés, Antiochus VII Sidétes, voulant reconquérir le trône sur Tryphon, chercha à s'assurer l'alliance de Simon et lui renouvela toutes les concessions qui lui avaient été déjà faites par ses prédécesseurs, en y ajoutant le droit de battre monnaie; mais aprés avoir triomphé de son adversaire, il oublia ses promesses et fit marcher contre la Judée son général Cendébée. Celuici fut battu par les fils du grand-prétre, Judas et Jean. Cependant Ptolémée, gendre de Simon et gouverneur de Jéricho, ne laissa pas son beau-pére jouir de la victoire de ses enfants. Ille fit périr par trahison. Simon eut pour successeur son fils Jean Hyrcan, xv-xvi. Le premier livre des Machabées s'arréte à l'avénement de ce prince

E ὩΣ ses ordres. Il veut contraindre les 18- CHAPITRE PREMIER. raélites d'abandonner leur loi. Il fait

Victoires d'Alexandre le Grand. Sa mort. dresser une idole dans le temple.

Partage de ses Etats. Juifs impies qui 1. Or, il arriva qu'apres qu'A-

se séparent de l'alliance sainte. Antio- 0 E RU chus Epiphane ravage la Judée, et pille lexandre le Macédonien, fils de

le temple. Jérusalem est désolée par | Philippe, qui régna le premier

1-9. * Règne d'Alexandre le Grand et partage de son royaume après sa mort. — Alexandre 111, surnommé le Grand, né en 356, mort eu 323 avant J.-C., fils de PAi-

dans la Grèce, fut sorti dela terre de Céthim, et quil eut frappé Darius, roi des Perses et des Mèdes,

2. Il livra de nombreux combats, et s'empara des villes fortes de toutes les nations, et tua les rois de la terre;

9. Et il passa jusqu'aux confins de la terre, il s'empara des dépouilles de la multitude des nations, et la terre se tut en sa présence.

4. Et il assembla des forces, et une armée des plus puissantes, et son cœur s'éleva et s'enfla.

5. Et il se rendit maitre des contrées des nalions, ainsi que des rois, et ils devinrent ses tributaires.

6. Et apres cela, il tomba au lit, et il connul qu'il mourrait.

1. Et il appela ses serviteurs, les grands qui avaient été nourris avec lui des la jeunesse, et il leur partagea son royaume pendant qu'il vivait encore.

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