Et chacun quitta son lieu, et s'en alla dans son pays
1. L'année cent soixantième du règne des Grecs; elle répond à la cent cinquanteunième avant Jésus-Christ. — Le noble (nobilis), ou l’Illustre; c'est-à-dire, Antiochus Epiphane. — * Alexandre Ier Balas, qui passait pour fils d'Antiochus Epiphane, fut opposé à Démétrius Ier comme prétendant au tróne de Syrie par Attale 11, roi de Pergame. A l'instigation d'Attale II, Héraclide, ancien trésorier d'Antiochus Epiphaue, le présenta avec Laodicée, qu'on disait fille de ce dernier roi, au sénat romain, afin de les faire reconnaitre comme héritiers d'Antiochus Epiphane et leur assurer le secours de la république pour faire valoir leurs droits à la couronne des Séleucides. Les Romains, qui trouvaient sans doute Démétrius Ier trop puissant, adhérèrent à ce projet. Attale II procura une armée à Alexandre, avec l'aide du roi Ptolémée VI Philométor d'Egypte et d'Ariarathe V, roi de Cappadoce, qui avaient à se plaindre de Démétrius. Alexandre s'empara ainsi de Ptolémaide. Sur Ptolémaide, voir plus haut, v, 15.
2. * Démétrius, pour résister à Alexandre Balas, est obligé de faire la paix avec Jonathas. Celui-ci était assez puissant pour faire pencher la balance en faveur de l'un des deux antagonistes. Alexandre chercha à le gagner à son tour; il le nomma grand prêtre et lui envoya un manteau de pourpre et une couronne d'or, 45-21. Démétrius Ier enchérit alors sur Alexandre, 22-45. Jonathas se défia de ses offres et se prononca pour Alexandre, qui bientôt aprés battit Démétrius dans un combat 0 ce dernier, 46-50,
(cn. x.]
14. Seulement il resta à Bethsura quelques-uns de ceux qui avaient abandonné la loi et les préceptes de Dieu; car cette ville leur servait de refuge.
15. Etle roi Alexandre apprit les promesses que Démétrius avait promises à Jonathas, et on lui raconta les batailles et les grandes actions qu'il avait faites, lui etses frères, et les maux qu'ils avaient soufferts ;
16. Et il dit : Est-ce que nous trouverons un tel homme ? aussi nous en ferons maintenant notre ami et notre allié.
17. Et ilécrivit et il lui envoya une lettre conçue en ces termes :