‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 4026 sur 5262 · Or Nicanor, des quil apprit Crap. XV. 1. I Mac., vir · texte numérisé non relu

Or Nicanor, des quil apprit Crap. XV. 1. I Mac., vir

Il MACHABÉES.

que Judas était dans le pays de Samarie, résolut de commencer la guerre avec toutes ses forces le jour du sabbat.

2. Et quand lesJuifs, qui le suivaient par nécessité, lui disaient :

N'agissezpas si fierement et d'une maniere si barbare, mais rendez honneur au jour de sanctification et honorez celui qui voit toutes choses;

3. Ce malheureux demandait s'ilya un puissant dans le ciel qui ait commandé de garder le jour des sabbats.

4. El eux ayant répondu : C'est le Seigneur vivant lui-méme, puissant dans le ciel, qui a commandé de garder le septième jour.

5. Mais lui répliqua : Et moi je suis puissant sur la lerre; je commande de prendre les armes et d'accomplir les ordres du roi.

Toutefois il ne parvint pas à exécuter son dessein.

6. Ainsi Nicanor, transporté d'un orgueil sans bornes, avait pensé à élever un trophée commun de Judas, e£ de ceux qui étaient avec lui.

44. Qui, etc.; selon le grec : Qui s'étant promplement relirés, un espace ayant été fait. La foule qui était au pied du mur, voyant Razias se précipiter, s'empressa tout naturellement de s'écarter, pour ne pas être écrasée par sa chute. — 17 tomóa sur le milieu de la tête (venit per mediam cervicem); le grec porte : I7 tomba sur le milieu du ventre, ou sur le milieu de l'espace vide; car le terme grec kénéón signifie également ventre, flanc et lieu vide d'édifices. — * Razias se donna la mort sans raison suffisante et l'on ne peut excuser sa conduite que par la droiture de ses intentions ou par une inspiration divine particulière. Il n'agit point par désespoir, mais avec foi, demandant à Dieu de lui rendre un jour le corps qu'il abandonne. « Sa conduite fut plus admirable que sage, dit S. Augustin, et l'Ecriture a raconté sa mort telle qu'elle eut lieu, sans la louer comme si elle eût été l'accomplissement d'un devoir. »

3. De sanclificalion. de consécration, de sainteté; c'est à-dire, saint, consacré. 6. Et de ceuz, ete. C'est le sens du grec, le mot commun (commune) de la Vulgate semble d'ailleurs le supposer. — * Elever un trophée signifie élever un monument

de victoire composé de dépouilles de l'ennemi, ou simplement, par figure, remporter un triomphe sur les ennemis,

1. Mais Machabée espérait toujours avec une entiere confiance qu'un secours lui viendrait de Dieu.

8. Et il exhortait les siens à ne pas s'effrayer à la venue des nations, mais à avoir présents à l’espritles secours quileuravaient été donnés du ciel, et à espérer présentement que la victoire leur viendrait du Tout-Puissant.

9. Et leur ayant parlé de la loi et des prophétes,leurayantrappelé aussi lescombats qu'ils avaient livrés auparavant, il les rendit plus résolus.

10. Et après avoir ainsi relevé leur courage, il leur montrait en méme temps la fourberie des nations, et la violation des serments.

11. Il arma donc chacun d'eux, non point de boucliers et de lances, mais de paroles excellentes et d'exhortations, leur rapportant un songe digne de foi, par lequel il les réjouit tous.

19. Or telle était sa vision ; 27 vit qu'Onias, qui avait été grand prétre, homme de bien et bienveillant, modeste dans le regard, réservé dans ses moeurs, agréable dans ses discours et qui des lenfance était exercé à la pratique des vertus, tendant ses mains, priait pour tout le peuple des Juifs ;

13. Qu'aprés cela avait apparu aussi un autre homme, vénérable

[cu. xv.] par l’âge, et la gloire, et le caractere dela grande majesté qui l'environnait ;

14. Et qu'Onias, prenant la parole, avait dit : Voici l'ami de ses frères et du peuple d'Israël; voici celui qui prie pourle peuple et pour toute la sainte cité, Jérémie, le prophète de Dieu;

15. Et que Jérémie avait tendu la main droite, et avait donné à Judas un glaive d'or, disant:

16. Prends ce saint glaive, don de Dieu, avec lequel tu exterminerasles ennemis de mon peuple Israél.

17. Etant donc excités par les excellentes paroles de Judas, au moyen desquelles l'ardeur pouvait étre ranimée, et les esprits des jeunes hommes étre fortifiés, ils résolurent de livrer bataille et de combattre courageusement, afin que la valeur décidàt des affaires, parce que la cité sainte et le temple étaient en péril.

18. Car leurs inquiétudes sur leurs femmes et sur leurs enfants, et sur leurs frères et sur leurs parents, étaient les moindres; mais leur plus grande etleur première crainte était pour la sainteté du temple.

19. Mais ceux mêmes qui se trouvaient dans la cité n'avaient pas une petite inquiétude sur ceux qui devaient combattre.

20. Et lorsque déjà tous s'attendaient à la décision qui allaitavoir

Page 1