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COMMUN DES SAINTS

Veille d'un. Apótre.

Ev. Jean, 15, v. 12-16.

Un saint Martyr, pontife.

Ep. 2 Corinth., v. 3-T.

Autre Ep. Jacq., 1, v. 12-18.

Ev. Luc, 14, v. 26-33.

Autre Ev.Matth.,16,v.24-27.

Un saint Martyr, non pontife.

Ep. 2 Tim, v. 8-10, el 9, v. 10-42.

Autre Ep. Jacq., 1, v. 2-12.

Autre Ep. 4 Pierre, 4, v. 13- "18.

Ev. Matth., 10, v. 26-32:

Autre Ev. ibid., 10, v. 34-43.

Autre Ev. Jean, 12, v. 24-26.

Un saint Martyr au temps de Páques.

Ev. Jean, 15, v. 1-T.

Plusieurs SS. Martyrs au temps de Püques.

Epid Pierre; ον ΠΕΣ Autre Ep. Apoc., 19, v. 1-9.

Autre. Ev Jean, 10, v. 20-22.

Plusieurs SS. Martyrs, hors du temps de Pâques.

Ep. Rom., 5, v. 1-5.

Autre Rom., 8, v. 18-23.

Autre 2 Corinth., 6, v. 4-10.

Autre Hébr., 10, v. 32-38.

Autre Hébr., 11, v. 33-39.

Autre Apoc., 1, v. 13-11.

Ev. Matth., 24, v. 3-13.

Autre Matt., 5, v. 1-12, Autre Matt., 11, v. 25-30.

Autre Luc, 10, v. 16-20, Autre Luc, 11, v. 41-51.

Autre Luc, 12, v. 1-8.

Un saint. Confesseur, pontife Ep. Hébr., 5, v. 1-4,

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TABLE DES ÉPITRES ET ÉVANGILES

Autre Hébr., 1, v. 23-21.

Autre Hébr., 13, v. 1-11.

Ev. Matth., 24, v. 42-41.

Autre Matth., 25, v. 14-23, Autre Marc, 13, v. 33-31.

Autre Luc, 11, v. 33-36.

Un saint Docteur.

Ep. 2 Timoth., 4, v. 1-8.

Un saint Confesseur, non pontife.

Ep. 1 Corinth, 4, v. 9-14.

Autre Philipp., 3, v. 7-12.

Ev. Luc, 12, v. 392-34.

Autre Luc, 12, v. 35-40.

Autre Luc, 19, v. 12-26.

Un saint Abbé.

Ev. Matth., 19, v. 21-29.

Une sainte Vierge el Martyre Ev. Matth., 13, v. 44-52 Autre Matth., 25, v. 1-13.

Une sainte Vierge, non Martyre.

Ep. 1 Corinth., 7, v. 25-34.

Autre 2 Cor., 10, v. 11-18, Ev. comme pour une sainte Vierge et Martyre.

Une Sainte ni vierge, ni martyre.

Ep. 1 Tim., 5, v. 3-10.

Ev. Matth., 13, v. 44-52.

La Dédicace d'une église.

Ep. Apoc., 24, v. 2-5.

Ev. Lue, 19, v. 1-10.

Pour un mort.

Ep. 1 Thess., 4, v. 13-18.

Autre Apoc., 14, v. 13.

Ev. Jean, 6, v. 31-40.

Autre Jean, 6, v. 51-55.

Autre Jean, 11, v. 21.-27,

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De tous les livres de l'Ecriture, l'Evangile est le plus divin. « La sagesse éternelle, qui est engendrée dans le sein du Pere..., se rend [particulièrement] sensible par la parole de l'Evangile... C'est là, en effet, que nous la voyons, dit Bossuet. Ce Jésus qui a conversé avec les Apótres, vit encore pour nous dans son Evangile, et il y répaná encore, pour notre salut, la parole de vie éternelle. Comme il était le Sauveur de tous, il devait se montrer à tous. Par conséquent il ne suffisait pas qu'il parüt en un coin du monde, il fallait qu'il se montrât par tous les endroits où la volonté de son Père lui avait préparé des fidèles. Il ἃ paru dans la Judée par la vérité de sa chair, il est porté par toute la terre par la vérité de sa parole. »

« Jésus-Christ, maitre de sa doctrine, la distribue tranquillement, remarque Fénelon; il dit ce qu'il lui plait, et il le dit sans aucun effort; il parle du royaume et de la gloire céleste comme de la maison de son Père. Toutes ces grandeurs qui nous étonnent lui sont naturelles; il y est né, et il ne dit que ce qu'il voit, comme il nous l'assure lui-méme. »

> Une parole de l'Evangile, dit encore Fénelon, est plus précieuse que tous les autres livres du monde ensemble; c'est la source de toute vérité. »

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SAINT EVANGILE DE JESUS-CHRIST

INTRODUCTION

L'auteur du premier évangile est l'apótre S. Matthieu. Il n'y a qu'une voix à cet égard dans la tradition. Les Pères s'aecordent également à dire que cet évangile a paru avant tous les autres, que S. Matthieu l'a écrit en hébreu pour l'usage des chrétiens de Judée, avant de quitter ce pays pour aller précher la foi parmi les Gentils, entre l'an 45 et l'an 48, un peu avant que S. Paul écrivit ses premiéres Epitres. Quant à la version grecque du texte hébreu de S. Matthieu, il est certain que, si l'auteur ne l'a pas faite lui-méme, comme Joséphe a fait la traduction de sa Guerre des Juifs, elle date du moins du temps des apótres et a dà étre approuvée par eux; car dés le premier siécle, et avant la mort de S. Jean, elle était citée et recue par toute l'Eglise avec l'autorité des textes inspirés; et s'il en avait été autrement, on aurait peine à s'expliquer la disparition du texte hébreu.

L'évangile de S. Matthieu n'est pas proprement une histoire, une biographie. On y trouve bien une esquisse de la vie du Sauveur et un sommaire de sa prédication. Mais les faits n'y tiennent pas une grande place; ils sont peu circonstanciés et souvent groupés, comme les discours, suivant leurs analogies. L'ordre chronologique fait défaut, aussi bien que les dates. Le dessein de l'auteur est donc, avant tout, dogmatique et moral. Ce qu'il se propose, c'est de montrer à ses lecteurs, ce qu'il a préché jusque-là de vive voix, que Jésus est le Messie promis au peuple Juif, qu'il faut croire à sa parole, accepter ses maximes, entrer dans son Eglise, et se conformer à ses lois. Aussi s'attache-t-il à signaler dans sa personne toutes les prérogatives que les prophétes ont attribuées au Messie, celles de roi, de législateur, de thaumaturge, de prophéte, de souverain : prêtre. A tous ces points de vue, il a soin de faire remarquer l'accord des pros ' phéties avec les faits qu'il décrit.

Cet évangile a été appelé quelquefois l'évangile du royaume des cieur, parce qu'on y voit annoncée et souvent désignée sous ce nom l’œuvre que le Fils de Dieu venait accomplir en ce monde; mais l'auteur a soin de faire sentir que sa royauté est spirituelle, qu'elle a pour fin le salut des àmes.

NCC, 146

2322 L'ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

Ses vingt-huit chapitres se divisent en trois parties : les premiéres années du Sauveur, sa prédication, ses derniers jours. Les premiéres années du Sauveur remplissent trois chapitres, dans lesquels il est surtout représenté comme roi, 1-11. Ses derniers jours, depuis le commencement de sa Passion jusqu'à son retour au ciel, en occupent trois également, xxvr-xxvim : Notre Seigneur y parait comme prélre et victime. La partie intermédiaire, la seconde, est de beaucoup plus considérable, rv-xxv. Si l'on en fait deux sections, on aura d'abord sa prédication dans la Galilée, 1v-xvrr, puis son ministère, si laborieux et si combaitu, dans la Judée, xix-xxv. La première fait voir en lui le législateur, 1v-vir, et le thaumaturge, vii-xvim. Dans la seconde, xix-xxv, il agit en prophèle : il enseigne, il reprend, il prédit. Mais ces points de vue s'entremélent, et il parait plusieurs fois sous le méme aspect.

Les caractéres de cet évangile s'accordent sur tous les points avec le témoignage de la tradition. On ne peut s'empécher de reconnaitre, en le lisant, que l'auteur était juif, qu'il avait été témoin des faits, qu'il écrivait pour les Juifs de Palestine, à une époque peu éloignée de la mort du Sauveur, enfin qu'il avait bien le caractère et les dispositions que devait avoir S. Matthieu.

1° L'auteur élait juif de naissance. — Ses citations indiquent un homme versé dans l'étude de l'Ancien Testament et dans la méditation des prophétes. Son langage dénote un habitant de la Palestine qui à recu une éducation juive et qui est habitué à parler l'idiome de son pays. A ses yeux, la maison d'Israël est toujours la maison de Dieu; tous ceux qui en font partie ont le Seigneur pour pére. Jérusalem est encore /a cilé sainte, malgré son déicide; le temple est encore le lieu saint. Les hébraismes et les répétitions ou oppositions paralléliques surabondent dans son style. Enfin l'aspect de la Galilée, son ciel, ses campagnes, son sol, ses troupeaux, ses figuiers, ses montagnes, ses torrents, son lac, s'y reflétent comme ils durent se refléter dans les discours de notre Sauveur, dans ses paraboles, ses comparaisons et ses images.

20 Il a été témoin des faits qu'il rapporte. — C'est ce qu'il suppose évidemment, en retraçant en détail les actions du divin Maitre, et surtout en reproduisant ses discours avec lant d'étendue, sans jamais indiquer aucune source, ni donner d'autre garantie que son témoignage. A la vérité, ses récits sont moins circonstanciés que ceux de S. Marce, et il ne suit pas l'ordre des temps aussi fidèlement que S. Luc; mais cette particularité s'explique par le but spécialement dogmatique de sa composition. Quant aux discours, qui tiennent la plus grande partie de son ouvrage, si l'auteur ne les avait pas recueillis de la bouche du Sauveur, il faudrait dire qu'il les a inventés ou qu'il les a rédigés d'aprés la tradition; mais, dans ce cas, ces discours conviendraient-ils si bien au caractère du Fils de Dieu, à sa dignité, à ses lumières, à sa sainteté? Y trouverait-on ce naturel, cette élévation, cette placidité, ce charme? Il nous semble voir trop d'unité dans le fond et dans la forme, trop de pureté dans la doctrine, trop de noblesse et de simplicité dans le langage, pour n'y pas reconnaitre une reproduction directe de l'enseignement du divin Maitre. C'est un assez grand honneur pour l'évangéliste d'avoir reproduit sans altération cette morale et ce style.

3° IL écrivait pour ses compatriotes, c'est-à-dire pour les Juifs de Palestine converlis au christianisme. — S'il avait destiné son évangile aux Gentils, il se proposerail un autre but, il suivrait une autre marche; il insisterait sur d'autres points; il ferait moins d'emprunts à l'Ancien Testament; il parlerait un autre

INTRODUCTION. 2929 langage. À qui peut-il s'adresser, sinon à des Juifs, quand il annonce la venue du royaume de Dieu, quand il établit l'autorité du Sauveur sur sa qualité de Messie, quand il lui applique les prédictions des prophétes, quand il commence par décrire sa généalogie, quand il l'appelle le fils de David, quand il parle du lieu saint et de la sainte cité, quand il mentionne sans nulle explication les localités, les lois et les usages du pays, quand il met les Gentils sur la méme ligne que les publicains, quand il rapporte avec tant de détails les invectives du Sauveur contre les Pharisiens, quand il fait entendre que le régne de la Synagogue est fini et qu'une autre Eglise, une Eglise universelle, va s'élever sur ses ruines, etc.? Mais si c'est à des Juifs convertis qu'il destine son évangile, ce ne peut étre qu'à ceux de la Palestine, car ils ne formaient une église particuliére qu'en Judée, et partout ailleurs ils étaient mélés avec les Gentils.

4* Il a composé son livre de bonne heure, assez peu de temps aprés l'Ascension du Sawveur. — Puisque l'auteur est un apótre, et qu'il destine son livre aux Juifs de la Palestine, i! a dà l'écrire lorsqu'il était au milieu d'eux, avant la dispersion du collége apostolique, de l'an 45 à l'an 48 au plus tard. Si l'on compare cet évangile avec les deux autres synoptiques, on est conduit à la méme conclusion, car il est visiblement le plus ancien. On concoit S. Maroc, disciple de S. Pierre, abrégeant S. Matthieu et retranchant de l'évangile hébreu ce qui était sans intérét pour les Romains. On concoit S. Luc, disciple de S. Paul, complétant les Mémoires des premiers évangélistes, et s'efforcant de mettre dans leurs récits l'ordre et la correction qui y manquent. Mais on ne concevrait pas S. Matthieu, un témoin oculaire, un apótre, prenant pour guide dans beaucoup d'endroits un simple disciple, paraphrasant S. Marc, traduisant S. Luc dans un langage moins correct et s'écartant à dessein de l'ordre chronologique. Matthieu 16 publicain ἃ donc été le premier à écrire l'Evangile, comme Madeleine la pécheresse a été la premiére à annoncer la Résurrection.

5° Les dispositions qu'il mani[este conviennent parfailement à S. Matthieu. — Le style de cet écrit est simple, uniforme et peu soigné. C'est partout la méme maniére de passer des faits aux discours et des discours aux faits. Le mot « alors » se trouve répété près de cent fois. Néanmoins cette rédaction, et surtout les citations de l'Ancien Testament dont elle est semée, supposent une culture d'esprit que la plupart des apótres n'avaient pas. Or, l'emploi que S. Matthieu remplissait, avant son apostolat, demandait précisément un degré particulier d'instruction. Rien d'étonnant qu'il soit le premier à qui on ait

demandé et qui ait entrepris de tracer une esquisse de la prédication du Sauveur. De plus, on fait observer que l'auteur du premier évangile s'exprime avec une précision remarquable, lorsqu'il s'agit de cens et d'impôt. — 1° Sa modestie n'est pas moins remarquable. S. Matthieu trouvait, comme S. Paul, un sujet de confusion dans la premiére partie de sa vie, et il est à croire que lui seul, entre les disciples du Sauveur, pouvait se plaire à rappeler son ancienne profession de publicain. Or c'est précisément ce qui a lieu. Comme il avait changé son nom de Lévi en celui de Matthieu, don de Dieu, au moment où il s'attachait à Notre Seigneur, lorsque S. Marc et S. Luc rapportent le fait de sa vocation et qu'ils font connaitre son premier emploi, ils ont soin de ne le désigner que par son ancien nom, afin de ne pas associer dans l'esprit des fidéles l'idée d'un apótre avec le souvenir d'une profession odieuse. Mais le premier évangéliste ne songe pas à rien dissimuler : il dit simplement Matthieu, ou Le publica ; et

il indique le bureau qu'il occupait à Capharnaüm. Cette observation a été faite de bonne heure : nous la trouvons dans Eusèbe, S. Jérôme et S. Chrysostóme. On peut y joindre une autre remarque du méme genre. On sait que le Sauveur envoya ses Apótres précher l'Evangile deux à deux. Les trois synoptiques qui rapportent ce fait mettent, comme compagnons d'apostolat, au quatriéme rang, S. Matthieu et S. Thomas, mais avec cette différence que le premier évangéliste donne la premiére place à S. Thomas et que les deux derniers la donnent à S. Matthieu. Quiconque tiendra compte des lecons données par le Sauveur à ses Apótres et du sentiment qu'on a toujours eu de leur vertu, croira volontiers que c'est S. Matthieu lui-méme qui s'est mis ici au second rang, tandis que ses collègues le placaient au premier. (M. Bacuez.) (1).

(4) Toutes les citations de M. Bacuez faites dans ee volume sont tirées du Manuel biblique.

LE SAINT ÉVANGILE

DE JÉSUS-CHRIST

SELON

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