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CHAPITRE VIII

Guérison d'un lépreux et de beaucoup d'autres malades. Dispositions pour suivre Jésus-Christ. Tempéte apaisée.

Démons chassés, pourceaux précipités.

1. Or, lorsqu'il fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit :

2. Et voilà qu'unlépreux venant à lui l'adorait, disant : Seigneur, si vous voulez, vous pouvez me guérir.

9. Et Jésus étendant la main le toucha, disant : Je le veux, sois guéri. Et à l'instant sa lèpre fut guérie.

4. Alors Jésus lui dit : Prends garde, ne le dis à personne, mais va, montre-toi au prétre, et offre le don prescrit par Moise, en témoignage pour eux.

5. Et comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s'approcha de lui, le priant,

6. Et disant : Seigneur, mon serviteur git paralytique dans ma

24. Luc, vr, 48; Rom., 11, 13; Jac., 1, 22. — 29. Marc, 1, 22; Luc, 1v, 32. — (παρ. VIII. 2. Marc, 1, 40; Luc, v, 12. — 4. Lévit., xiv, 2. — 5. Luc, vu, 1.

2. * Un lépreux. La lèpre, maladie de la peau qui peut être très grave et faire tomber tout le corps en pourriture, était commune en Palestine. Elle rendait impur aux yeux de la loi celui qui en était atteint.

4. En témoignage pour eux; c'est-à-dire afin que ce soit pour eux un témoignage et une preuve incontestable de ma puissance et de ma fidélité à faire observer la loi. — Le mot eux peut signifier par hébraisme : à chacun des prêtres, ou bien : à la foule du peuple dont il est parlé au vers. 1.

ὃ. * Capharnaüm. Voir Matth., iv, 13. — Un centurion. Le centurion était le chef d'une centurie légionnaire, c'est-à-dire de cent hommes. Il était chargé de la discipline de sa centurie, en présidait les exercices et les travaux, et marchait à sa tête quand on allait au combat. Il avait comme insigne de son autorité un casque à cimier et une branche de vigne qui lui servait à chàtier ceux de ses hommes qui enfreignaient les règles de la discipline. Sa paie était double de celle des soldats.

6. Il y a une paralysie imparfaite qui consiste dans la privation ou du mouvement seul, ou du sentiment seul. C'est ce qu'ont reconnu tous les médecins tant anciens que modernes. Ainsi le paralytique, dont il est ici question, a pu souffrir extrémement, méme dans les parties paralysées, puisqu'il suffisait que les nerfs moteurs

maison ,

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