Marc, xiv, 8; Jean, xr, 2 et xir
pascal, figure de Notre Seigneur, I Cor., v, 7. Elle se célébrait le 14 nisan (mars-avril) et durait sept jours.
3.* Les princes des prêtres, les chefs des vingt-quatre familles sacerdotales. — Les anciens du peuple, les membres du Sanhédrin. — Du grand prêtre appelé Caiphe. Caiphe, qu'on appelait aussi Joseph, fut nommé grand-prétre par le procurateur romain Valérius Gratus vers l'an 21 ou 28 de notre ère, à la place de Simon, fils de Camith. Il conserva ses fonctions pendant toute l'administration de Pilate, mais il fut déposé en l'an 36 ou 91 par le proconsul Vitellius et remplacé par Jonathan, fils du pontife Ananus ou Anne.
6. Simon le lépreux; c'est-à-dire qui avait été lépreux. — * « Le repas décrit par S. Jean, xir, 2, est-il différent de celui qui eut lieu chez Simon le lépreux, Malt., xxvi, 6, et de celui que décrit S. Luc, vir, 362 — Il est probable que le repas décrit par S. Jean est le méme que S. Matthieu nous dit avoir eu lieu chez Simon. Les deux Evanugélistes placent la scène à Béthanie; les récits présentent les mêmes circonstances et se rapportent à la même époque. Le Sauveur revint dans ce bourg six jours avant Pâques, comme le dit S. Jean, le samedi soir par conséquent, un peu avant le repas, ou le vendredi, si l'on compte les six jours à partir du jeudi soir où la fête commencait. Si S. Matthieu parle de deux jours avant Páques, quelques versels plus haut, cest à propos d'un autre fait, de la résolution prise par le Sanhédrin de faire mourir Jésus; et cette anticipation n'empêche pas quil ne décrive ensuite trés natu rellement ce repas de Béthanie, qui a fourni à Judas l’occasion de quitter son Maitre et de le vendre aux Juils. Que Lazare et ses sœurs assistent à ce repas, ce n'est pas une preuve qu'il eut lieu chez eux. Celui qui l'offrait ne pouvait-il pas être de leurs parents ou de leurs amis? C'est méme probablement parce qu'on n'était pas chez eux que S. Jean croit devoir signaler leur présence et surtout le zèle de Marthe à servir les convives. lci comme ailleurs, le dernier évangile compléte les précédents, en ajoutant à leur récit de nouveaux traits. S. Matthieu et S. Marc disent: une femme; S. Jean dit: Marie, sœur de Lazare. Ils parlent de l'onction de la tête seulement; lui signale l'onction des pieds.
» Le repas dont parle S. Luc eut lieu assez longtemps auparavant, en Galilée, et selon toute apparence à Naim. On ne peut donc pas le confondre avec celui qui eut lieu à Béthanie six jours avant Pâques, où Notre Seigneur eut à reprendre les sentiments de Judas, et non ceux de Simon. Seulement on peut demander si ce n'est pas le méme Simon qui les a donnés l'un et l'autre. La plupart distinguent Simon le pharisien de Simon le lépreux. Ils ne semblent pas, disent-ils, avoir le même domicile, ni le méme caractère, ni les mêmes dispositions envers le Sauveur. Ces raisons ne sont cependant pas une démonstration. Il n'est pas sür que Simon füt de Naim, ni méme de Galilée: S. Luc ne le dit pas; et quoique pharisien, il avait pu étre guéri de la lépre par Notre Seigneur et changer de sentiment à son égard. » (L. BACUEZ.)
1. *« Une femme ayant un vase d'albátre. On croit que c'est Marie-Madeleine. Le sentiment commun est qu'il n'y a point de distinction à faire entre la pécheresse de S. Luc, Marie-Madeleine, délivrée de sept démons, Marie, sœur de Marthe, et Marie
(cu. xxvi.] L'ÉVANGILE SELON
répandit sur satéte, lorsqu'il était à table.
8. Ce que voyant, ses disciples s'indignerent, disant : Pourquoi cette perte?
9. Il pouvait, en effet, ce parfum, se vendre tres cher et étre donné aux pauvres.
10. Mais Jésus le sachant, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? c'est une
bonne œuvre qu'elle a faite envers moi.
11. Car vous avez toujours les pauvres avec vous; mais moi, vous ne m'avez pas toujours.
12. Cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l'a fait pour m'ensevelir.
13. En vérité, je vous le dis, partout οὐ sera préché cet évan-
de Béthanie. Ce sentiment parait bien fondé. En effet: 19 Tel est l'avis des docteurs et des Péres les plus anciens, celui que l'Eglise romaine a toujours suivi dans sa liturgie. S'il s'agissait, dans ces passages, de personnes différentes, serait-il possible que les Apótres n'en eussent pas instruit les premiers fidèles ou qu il se füt établi dès les premiers temps une tradition opposée à leur enseignement? — 2° Lorsqu'on lit simplement l'Evangile, l'idée de ces distinctions ne s'offre pas à l'esprit. — Aprés avoir rapporté la conversion de la pécheresse chez Simon, 5. Luc parle aussitôt de plusieurs femmes qui avaient été guéries ou délivrées du démon par le Sauveur, ct qui l'assistaient de leurs biens: or, la première de toutes est Marie, surnommée Madeleine. — Quand S. Jean parle de Marie, sœur de Lazare et de Marthe, il ajoute, pour la faire connaitre, que c'est la personne qui a essuyé de ses cheveux les pieds du Sauveur. ἃ qui peut-on penser, sinon à la pécheresse qu'on sait avoir fait à Naim cet acte d'humilité et de religion? — On ne peut pas la méconnaitre davantage chez Simon, oü cette action est renouvelée, ni aux pieds du Sauveur, à la maison de Marthe, ni au pied de la croix, ni au tombeau, où elle parait sous le nom de Maric- Madeleine. Si ce n'était pas là, en effet, Marie de Béthanie, comment s'expliquer son absence, l'absence de la sœur de Lazare, eu pareille circonstance? D'ailleurs, ce sont les mêmes habitudes qui se manifestent partout, et l'identité du caractère indique l'identité de la personne. Mais si Marie de Béthanie est Marie-Madeleine, délivrée de sept démons, peut-on douter que ce ne soit la pécheresse de Naim, celle qui a témoigné à Notre-Seigneur tant de repentir et tant d'amour? — 3» On ne peut opposer à ce sentiment aucune difficulté réelle. — Une même personne ne peut-elle pas s'étre trouvée en Galilée, chez Simon le pharisien, avoir possédé un bien à Magdala, et être venue chez sa sœur à Béthanie? — Il est des esprits qui répuguent à croire que le Sauveur ait témoigné tant de bonté à une pécheresse, même après sa conversion. Mais n'a-t-il pas dit lui-même à Simon ce qu'on doit penser d'un tel sentiment? N'est-ce pas pour les pécheurs qu'il est venu sur la terre et ne voulait-il pas qu'on connüt ses dispositions? Ce qu'il a fait pour Madeleine, ne l'a-t-il pas fait pour la Samaritaine et pour une infinité d'auires? N'éótait-ce pas un présage, une ligure de la grâce qu'il destinait à toute la gentilité? Ne l'a-t-il pas aussi convertie? Ne l'a-t-il pas régénérée, honorée du nom d'épouse et mise à la place de la synagogue infidèle? — Enfin, si Marie, sœur de Marthe, n'était pas Marie-Madeleine, ne faudraitil pas dire que l'Eglise est loin de remplir les intentions du Sauveur, qu'elle ne comprend mérae pas la prédiction qu'il a faite au repas de Béthanie, puisqu'elle attribue à sainte Madeleine et qu'elle honore particulièrement en sa personne l'acte de religion qu'il a signalé en Marie comme devant étre pour elle la source de tant de gloire? — Le caractére de Madeleine contraste admirablement avec celui de Judas à Béthanie, comme il contraste avec celui de Simon à.Naim.» (L. BAcugz.) — Un vase d'albátre. On ἃ trouvé de nombreux échantillons de ces vases à parfums dans des tombeaux. Ceux qui ont été découverts dans les tombeaux des rois de Sidon, en Phénicie, et qui remontent à une époque un peu antérieure à Notre Seigneur, sont tous en albâtre égyptien; ils ont la forme d'une poire; leur hauteur est de 0m25; l'orifice a 0203; l'épaisseur n'est guère que d'un centimètre. Ces vases faits au tour, sont donc trés fragiles.
gile, dansle monde entier, on dira méme, en mémoire d'elle, ce qu'elle vient de faire.
14. Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, alla vers les princes des prétres,
15. Etleur dit: Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai?
Et ceux-ci lui assurèrent trente pieces d'argent.
16. Et de ce moment il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer.
17. Or, le premier jour des azymes, les disciples s'approcherent de Jésus, disant : Où voulez-vous que nous vous préparions ce qu'il faut pour manger la pâque?
18. Jésus répondit : Allez dans la ville, chez un tel, et dites-lui :
Le maitre dit : Mon temps est proche, je veux faire chez toi la pàque avec mes disciples.
19. Et les disciples firentcomme Jésus leur commanda, et ils préparerent la pâque.