Dans Capharnaüm. Noir Matt., 1v
4. * Les toits étaient en plate-forme, et l'escalier qui y conduisait se trouvait souvent hors de la maison. (Abrégé d'introduction, etc., p. 530.) — « Les maisons des villages en Orient sont basses, souvent adossées à des collines. Le toit [formaut terrasse] est en terre battue supportée par d'épais branchages [sans parapet.] Dans les maisons aisées, la terrasse est couverte de dalles et entourée d'un parapet. On monte sans aucune peine sur ces toits. Les parents du malade [firent] un trou dans la terrasse de terre pour le faire descendre devant Jésus. » (J.-H. Micnosw.) Ils avaient monté le malade sur le toit par l'escalier extérieur que les rabbins appellent « la voie par le toit », afin de la distmguer de celle qu'ils nomment > la voie par la porte » ordinaire de la maison. On pouvait pénétrer ordinairement dans la maison, sans faire le tour par l'escalier extérieur, au moyen d'une porte ou ouverture qui conduisait directement de la terrasse dans les appartements intérieurs, mais cette ouverture n'étant pas assez grande pour y faire passer le grabat ou la civière sur laquelle les quatre hommes portaient le paralytique, il fallut enlever une partie de la terrasse. Notre Seigneur devait se trouver immédiatement au-dessous de la terrasse formant le toit, dans l'appartement que nous avons pris l'habitude d'appeler cénacle (voir Actes, 1, 13, note) et que les écrivains du Nouveau Testament appellent en grec anagaion ou hyperóon. C'est là que les Orientaux avaient coutume de recevoir leurs hótes, de prendre leurs repas et de se retirer peudant le jour pour s'isoler, lire ou méditer,
et, ayant pris son grabat, il s'en alla en présence de tous : de sorte que tous s'étonnaient et glorifiaient Dieu, disant : Jamais nous n'avons rien vu de semblable.
13. Or Jésus se retira de nouveau pres de la mer : et tout le peuple venait à lui, et il les enseignait.
14. Et lorsqu'il passait, il vit Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des impôts, et il lui dit :
Suis-moi. Et se levant, il le suivit.
15. Il arriva que comme Jésus était à table dans la maison de cet homme, beaucoup de publicains et de pécheurs y étaient également avec lui et ses disciples; car il y en avait beaucoup qui le suivaient aussi.
16. Les scribes etles pharisiens, voyant quil mangeait avec les publicains et les pécheurs, dirent àses disciples : Pourquoi votre maitre mange-t-il et boit-il avec les publicains et les pécheurs?
17. Ce que Jésus ayant entendu, il leur dit : Ge ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades; car je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.
18. Les disciples de Jean et les pharisiens jeünaient; or ils vinrent et lui dirent : Pourquoi les
L'ÉVANGILE SELON SAINT MARC
(eu. u.]
disciples de Jean et ceux des pharisiens jeünent-ils, et que vos disciples ne jeünent point?
19. Jésus leur dit : Les fils des noces peuvent-ils jeüner pendant que l'époux est avec eux? Aussi longtemps qu'ils ont avec eux l'époux, ils ne peuvent jeüner.
20. Mais viendront des jours oü lépoux leur sera enlevé; et ils jeüneront en ces jours-là.
21. Personne ne coud une pièce d'étoffe neuve à un vieux vétement; autrement l'étoffe neuve emporte une partie de la vieille, et la déchirure devient 89 grande.
22. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, autrement le vin rompra les outres, et le vin se répandra, et les outres seront perdues : mais le vin nouveau doit se mettre dans des outres neuves.
23. ll arriva encore que le Seigneur passant le long des blés, un jour de sabbat, ses disciples se mirent à cueillir des épis.
24. Sur quoi les pharisiens lui dirent : Voyez, pourquoi font-ils le jour du sabbat ce qui n'est pas permis ?
25. Et il leur répondit : N'avezvous jamais lu ce que fit David, dans la nécessité, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui?
14. Matt., 1x, 9; Luc, v, 27. — 17. I Tim., 1, 15. — 20. Matt., 1x, 15; Luc, v, 35. — 23. Matt., xit, 1; Luc, vi, 4. — 25. 1 Rois, xxi, 6.