‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 4343 sur 5262 · Maiseux necomprirentpoint ce qu'il leur disait · texte numérisé non relu

Maiseux necomprirentpoint ce qu'il leur disait

51. Il. descendit ensuite avec eux, et vint à Nazareth; et il leur était soumis. Or sa mère conservait toutes ces choses en son cœur.

59. Cependant Jésus avancait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes.

46. * Dans le temple, hiéron (voir Matt., xxr, 12), dans une des salles qui faisaient partie du Aiéron, vraisemblablement dans la synagogue placée dans le parvis des gentils et où avaient lieu les leçons et les discussions des rabbins.

52. * « Comment faut-il entendre ce verset de saint Luc: Jésus avangait en sagesse, en áge et en grüce? Pour ce qui est de l'intelligence, nous entendons saint Luc en ce sens qu'ayant, comme homme, les mémes facultés que nous et se trouvant ici-bas dans des conditions analogues aux nótres, le Sauveur éprouvait des impressions de méme genre, voyait les mêmes objets, se formait les mêmes idées, acquérait la même science; et que laissant paraître cette science au dehors selon qu'il l'aequérait et n'en faisant pas paraitre d'autre, il donnait de jour en jour à ceux qui l'observaient de nouvelles preuves de ses connaissances et de sa sagesse. Les Docteurs donnent à cette scienee le nom d'expérimentale, à cause de la maniére dont on l'acquiert pour l'ordinaire. Elle était pour Notre Seigneur la conséquence naturelle de la condition oü il s'était mis, et elle rend compte de ce qu'ont dit l'Ecriture et les Péres sur son enfance et sur le développement graduel de son intelligence. Puisqu'il acquérait réellement cette sorte de science, il devait aussi en donner des marques, y faire des progrés, apprendre certaines choses, y appliquer son esprit, interroger, admirer, s'étonner, etc. Cela n'empéche pas de reconnaitre en son àme dés le premier moment de l'Incarnation une science surhumaine et des lumières d'un ordre supérieur. Les principaux Docteurs et tous les théologiens enseignent qu'il avait recu par infusion, à la manière des prophètes et des saints, mais dans un degré incomparablement plus élevé, un degré de science proportionné à sa dignité et à sa mission. De plus, ils s'accordent à dire que son àme jouissait de la vision intuitive de l'essence divine, d'une maniere plus parfaite et plus pleine que tous les esprits du ciel. Ils regardent ces privilèges comme une conséquence naturelle de l'union hypostatique, et par conséquent ils ne sauraient admettre qu'il ait ἀὰ les mériter par ses ceuvres, ni qu'il en ait été un seul instant privé. A plus forte raison n'admettraient-ils pas que son esprit partageàt à son entrée dans le monde l'ignorance commune à lous les enfants d'Adam. Dans l'Apocalypse, on entend les élus du ciel célébrer sa sagesse et ses lumières en méme temps que sa divinité. Quant à la grâce dont l'àme de Notre Seigneur a été ornée, nous distinguons de méme, avec les théologiens, les habitudes et les actes surnaturels, les principes et les effets. Les œuvres de grâces ou les actes de vertus croissaient et se multipliaient sans cesse; mais les habitudes infuses, les dispositions vertueuses, la grâce sanctifiante, tout ce qu'exigeait en son âme sa dignité d'Homme-Dieu, ne pouvait croitre. Le Sauveur a toujours possédé ces dons au degré le plus élevé. » (L. 240082.(

"si"

cu. nr.) L'ÉVANGILE SELON SAINT LUC. 2473

César Tibere. Ponce Pilate étant CHAPITRE III. gouverneur de la Judée, Hérode, tétrar Blé ilippe, Prédication de saint Jean. Avis qu'il donne fri T pes E huy E i naL au peuple, aux publicains, aux soldats. rere, ie sese uree e : u Il rend témoignage à Jésus-Christ. Hé- | pays de Trachonite, et Lysanias rode le fait mettre en prison. Jésus- | tétrarque d'Abylene; Christ recoit le baptéme de Jean. Gé- Ἐπ £u Y Hébeie de Jesus-Christ. o Sous les grands prétres Anne : et Caiphe, la parole du Sei- 1. L'an quinzieme du regne de | gneur se fit entendre à Jean,

Cuar. III. 2. Actes, 1v, 6.

1. * L'an quinzième du règne de César Tibère. Claude Tibère Néron, fils de Tibére Claude Néron et de Livia Drusilla, second empereur romain, était né à Rome l'an 42 avant notre ère. Sa mère Livia épousa l'an 38 l'empereur Auguste qui l'adopta, l'an 4 de notre ére, aprés lui avoir fait épouser l'an 11 avant Jésus-Christ sa fille Julie. Tibére fut associé en l'an 13 de notre ère au gouvernement de l'empire et chargé de l'administration des provinces. L'année suivante, en l'an 14, Auguste étant mort, son fils adoptif se trouva seul maître de l'empire. Il avait alors 55 ans. Il mourut en 31, àlàge de 18 aus. Pendant son régne, il donna deux procurateurs à la Palestine, Valerius Gratus, qui garda sa charge onze ans (15-26 de notre ère) et Ponce Pilate, qui fut procurateur pendant dix ans (26-36). La 15e année de Tibère va du 19 août de l'an 28 jusqu'à la méme époque de l'an 29 aprés J.-C. — Ponce Pilate. Voir Matt., xxvrt, 2. — Hérode, tétrarque de Galilée. Hérode Antipas. Voir Matt., xiv, 1. — Philippe le tétrarque ou Hérode Philippe était fils d'Hérode-le-Grand par sa cinquième femme, Cléopátre de Jérusalem. C'est le seul des fils de ce roi qui n'ait pas laissé la réputation de mauvais prince. Il épousa à un âge assez avancé Salomé, fille d'Hérodiade, la danseuse qui demanda ה[‎ tête de saint Jean-Baptiste. Philippe était té/rarque d'Iturée et du pays de Trachonite. L'Iturée, région montagneuse, conquise par le roi Aristobule environ un siécle avant J.-C., était au nord-est de la Palestine et à l'ouest de Damas. Ses habitants étaient célébres par leurs brigandages et par leur habileté à tirer de l'arc. La Trachonite, l'ancien Argob, le Ledja actuel, était également habitée par des pillards qui demeuraient sous des tentes. L'empereur Auguste donna ce pays à Hérodele Grand, l'an 23 avant notre ère, pour qu'il le purgeàt du brigandage. Saint Luc entend par Trachonite tout le pays situé au sud de l'Antiliban, à l'est du haut Jourdain et du lac de Tibériade jusqu'aux montagnes des Druses. Philippe gouverna ce pays 31 ans; il embellit et agrandit Césarée de Philippe, qui reçut de lui ce surnom, et Betsaide Julias et il mourut sans postérité l'an 34 de notre ére. — Lysanias n'est guére connu que de nom. C'était probablement le descendant d'un autre Lysanias, prince de Chalcis du Liban, que Cléopâtre avait fait périr insidieusement en 35 av. J.-C. — Abylène était le pays qui tirait son nom de la ville d'Abila. Il était situé entre le Liban et l'Hermon, au nord-ouesr de Damas, à dix-huit milles romains de cette derniere ville et à trente-sept milles d'Héliopolis. ו‎

2. * Sous les grands prétres Anne et Caïphe. Anne, fils de Seth, appelé par Josèphe Ananus, fut promu grand prétre par Quirinus, gouverneur de Syrie, l'an 1 de notre ère. Au commencement du règne de Tibére, en l'an 14, il fut déposé par Valerius Gratus, procurateur de Judée et remplacé par Ismael, fils de Phabi. Bientót aprés, Eléazar, fils d'Anne, recut le souverain pontificat, qu'il dut céder l'année suivante à Simon, fils de Camith. Ce dernier fut remplacé par le gendre d'Anne, Joseph Caiphe, qui conserva cette dignité de l'an 21 ou 28 à l'an 36 ou 31. Anne vécut longtemps e cinq de ses fils furent tour à tour grands prétres. Les Evangélistes l'ont nommé avec Caiphe, soit parce qu'il était son sagan ou vicaire, comme quelques-uns l'ont pensé, soit qu'il fut encore alors président du sanhédrin ou bien qu'ayant exercé les fonctions du souverain pontificat, il en portát encore le titre par honneur. Il devait, en tous cas, jouir d'une grande influence à Jérusalem, et en particulier auprés de Caiphe, son gendre. — Sur Caïphe, voir Matt., xxvr, 3. — Sur Jean, fils de Zacharie, voir Matt., 11, 1. — Dans le désert de Judée. Voir Matt., ur, 4.

fils de Zacharie. dans le désert.

3. Et il vint dans toute la région du Jourdain, prêchantle baptéme de pénitence pour la rémission des péchés.

4. Ainsi qu'il est écrit au livre des paroles du prophète Isaie :

Voix de quelqu'un qui crie dans le désert : Préparez la voie du Seigneur, faites droits ses sentiers :

5. Toute vallée sera comblée, et toute montagne et toute colline seront abaissées, les chemins tortueux deviendront droits, et les raboteux, unis ;

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