Et il vint à Ephèse, où il
lui rendant ce témoignage, confirmé par Stace et non contredit par S. Luc, qu'il était le plus patient et le plus pacifique des hommes : Dulcis Gallio. 1[ eut besoin plus tard de sa patience et de sa philosophie pour supporter la disgráce de son frère, et la sienne qui suivit de prés. S. Paul était à Corinthe depuis dix-huit mois, lorsqu'il comparut devant ce proconsul. » (L. BaAcugz.) — Proconsul d'Achaie. L'Achaie, dans le sens restreint, désignait la partie maritime septentrionale du Péloponése. Dans son sens plus étendu, celui qu'il a ici et dans tout le Nouveau Testament, l'Achaie est la province romaine qui depuis l'an 146 avant J.-C. comprenait toute la Gréce, à l'exception de la Thessalie, qui taisait partie de la province de Macédoine.
11. * Sosthène avait peut-être remplacé Crispe comme chef de la synagogue de Corinthe après la conversion de ce dernier. S. Paul, dans sa première Epitre aux Corinthiens, 1, 1, nomme un Sosthéne parmi ses collaborateurs. On ignore si c'est celui dont il est question ici. Ce nom était assez commun chez les Grecs.
18. * Pour la Syrie. Voir Matt., iv, 24. — S'étant fait auparavant couper les cheveux..., car il avait fait un vœu, pour remercier sans doute le Seigneur du succès de sa mission apostolique. Josèphe dit que c'était de son temps une pieuse coutume parmi les Juifs de recourir à la protection divine en s'engageant à offrir un sacrifice dans le temple de
Jérusalem et, trente jours auparavant, à se couperles cheveux et à s'abstenir de vin. — A Cenchrée, un des ports de Corinthe, du côté de l'Asie, sur le golfe Salonique. ï 19. * « Ephèse, ville libre de l'empire, bâtie sur les bords du Caistre, entre Milet
et Smyrne, célèbre par son commerce, son temple de Diane et son zèle pour le culte
. de sa grande déesse, était la métropole de l'Asie proconsulaire. Au-dessous du pro: |
consul, qui avait le gouvernement de la province, était un magistra*, nommé Scribe, ou intendant de la cité. Des dignitaires nommés Asiarques, veillaieut aux fêtes religieuses et aux représentations scéniques. Les Ephésiens passionnés pour l'honneur de la déesse ne l'étaient pas moins pour le plaisir et pour la magie, et il était dif ficile de trouver ailleurs plus de fanatisme et de superstition. — Le premier séjour de S. Paul en cette ville, au retour de sa seconde mission, fut de courte durée; mais l'Apótre revint bientôt et y séjourna deux ans et quelques mois (55-58), c'est-à-dire plus longtemps qu'en aucun autre endroit, excepté Rome. Malgré l'opposition des Juifs, qui s'y étaient établis en grand nombre, ses travaux produisirent des fruits abondants qui s'étendirent à toute la province d'Asie. Il écrivit de là sa première Epitre aux Corinthiens. Obligé de s'éloigner de l'Eglise qu'il avait ‘ondée, il lui donna pour évéque Timothée, son disciple; ce qui n'empécha pas S. θαι" de s'établir
[cr, xix.] ACTES DES
laissa Priscilleet Aquila. Mais lui, étant entré dans la synagogue, il disputait avec les Juifs.
90. Et ceux-ci le priant de rester plus longtemps avec eux, il n'y eonsentit point.
91. Maisayant pris congé d'eux, et leur ayant dit : Je reviendrai vers vous, si Dieu le veut, il partit d'Ephèse,
99. Et étant descendu à Césarée, il monta et salua l'Eglise; puis il descendit à Antioche.
23. Et aprés y avoir passé quelque temps, il partit, parcourant par ordre tout le pays de Galatie et la Phrygie, et fortifiant tous les disciples.
24. Or un Juif, du nom d'Apollo, Alexandrin d'origine, homme éloquent et puissant dans les Ecritures, vint à Ephèse.
95. Il avait été instruit de la voie du Seigneur, et, fervent d'esprit, il parlait et enseignait avec soin ce qui regarde Jésus, mais ne connaissant que le baptéme de Jean.