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Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange

ÉPITRE DE SAINT PAUL AUX ROMAINS

[cu. xiv)

point ne condamne pas celui qui mange; car Dieu l'a accueilli.

4. Qui es-tu, toi qui juges le serviteur d'autrui? C'est pour son maitre qu'il demeure ferme ou quil tombe; mais il demeurera ferme, parce que Dieu est puissant pour l'affermir. -

5. L'un fait différence entre un jour et un jour; un autre les juge tous pareils : que chacun abonde en son sens.

6. Celui qui distingue les jours, les distingue en vue du Seigneur.

Gelui qui mange, mange en vue du Seigneur, car il rend gráces à Dieu; et celui qui ne mange point, ne mange point en vue du Seigneur, et il rend aussi gráces à Dieu.

7. Car aucun de nous ne vit pour soi, et nul ne meurt pour soi.

8. Mais, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur. Soit done que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

9. Car c'est pour cela que le Christ est mort et qu'il est ressuscité, afin de dominer et sur les morts et sur les vivants.

point, et que celui qui ne mange | 10. Toi donc, pourquoi juges-tu

13. Luc, xxr, 34. — 14. Gal., v, 16; 1 Pierre, 11, 11. — Cuar. XIV. 4. Jac., 1v, 18. — 10. II Cor., v, 10.

19. La nuit marque souvent dans l'Ecriture les temps d'ignorance, et /e jour, le temps de l'Evangile.

2. Quelques chrétiens faibles d'entre les Juifs convertis n'osaient pas manger des viandes déclarées impures par la loi; les chrétiens, moins faibles, en mangeaient sans scrupule, ce qui occasionnait des contestations entre eux. Saint Paul, pour les mettre d'accord, exhorte les premiers à ne point condamner les derniers, qui usent de leur liberté chrétienne, et il engage ces derniers à ne pas mépriser ou scandaliser leurs fréres faibles, soit en les portant à manger de ce que, en conscience, ils ne croient pas pouvoir manger, soit en les offensant au point de les exposer au danger d'une apostasie.

[cu. xv.] ton frère? ou pourquoi méprisestu ton frére? Car nous paraitrons tous devant le tribunal du Christ;

11. Il est écrit, en effet : Je vis, moi, dit le Seigneur; tout genou fléchira devant moi, et toute langue confessera Dieu.

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