Tychique. Voir Actes, xx
24. Dans l'incorruptibilité; d'un amour incorruptible, ou bien en se conservant purs de la corruption de ce monde. Compar. Jac., 1v, 4.
AUX PHILIPPIENS
INTRODUCTION
Philippes est la première ville d'Europe où S. Paul ait préché la foi. C'était une place de moyenne importance, mais à laquelle le pére d'Alexandre avait donné son nom et qu'Auguste éleva au rang de colonie romaine aprés la victoire qu'il avait remportée sous ses murs. L'Apótre s'y rendit en venant de Troade, au début de sa seconde mission, l'an 57. Il s'y arréta pour célébrer la Pâque, dans son dernier voyage à Jérusalem, en 58. A l'exemple de Lydie, qui se montra si généreux à son égard dès le moment de sa conversion, les fidèles de cette Eglise lui témoignèrent leur reconnaissance en lui envoyant des secours, d'abord à Thessalonique et à Corinthe, puis à Rome, dans sa premiére captivité. C'est de cette dernière ville, et par l'intermédiaire d'Epaphrodite, leur. évêque, qui lui avait apporté leur offrande, que S. Paul leur adresse cette Lettre.
On n'y trouve ni exposition doctrinale proprement dite, ni discussion polémique, ni enchainement d'idées bien marquées. C'est une simple Lettre, assez courte, une effusion de cœur, une communication spontanée et toute paternelle, pleine de détails intimes, d'encouragements, de bons conseils, d'exhortations et d'actions de grâces. En la lisant, on sent quelle est la tendresse de S. Paul pour ses enfants en Jésus-Christ, et combien leur foi, leurs vertus, leurs progrés dans la sainteté lui sont chers. Quand il parle de leur affection pour lui, son âme déborde de consolation et de tendresse. Il espère recouvrer bientôt sa liberté; mais en attendant, il n'a pas lieu de se plaindre de son état : Dieu fait servir au progrès de l'Evangile sa captivité même. Quoiqu'il n'ait pas, pris en commençant son titre d'Apótre, il ne néglige pas de profiter de cette occasion pour affermir ses disciples dans la foi en Notre Seigneur et les animer à la ferveur, et l’on peut remarquer que ses exhortations ne sont mélées d'aucun reproche. L'Eglise de Philippes est sa joie et sa couronne. Il ne parait pas que la zizanie s'y mélàt au bon grain. L'Epitre a bien quelques mots à l'adresse des judaisants, mais rien ne prouve leur présence à Philippes. Aussi voyons-nous dans les Actes que les Juifs y étaient peu nombreux. Ils n'y avaient pas méme de synagogues, et l'Evangile ne dut pas faire beaucoup de conquétes dans leurs rangs.
On n'a jamais contesté l'authenticité de cette Epitre. Elle est nommée dans le Canon de Muratori et citée par les Péres les plus anciens, S. Irénée, Clément d'Alexandrie, Tertullien, etc. S. Polycarpe en fait une mention expresse dans sa Lettre à l'Eglise de Philippes. Elle offre au lecteur moins de difficultés que de sujets d'édification. On la divise en deux sections : 1* Félicitations et actions de grâces, 1; 2° Avis et exhortations, tt-iv. (L. Bacuez.)
ÉPITRE
DE SAINT PAUL
AUX PHILIPPIENS
Affection de saint Paul pour les Philippiens. Les liens de saint Paul fortifient les fidèles. Vérité prêchée par esprit d'envie. Confiance de saint Paul. Il est partagé entre Dieu et ses fréres. Grande gràce de souffrir pour Jésus-Christ.
1. Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints dans le Christ Jésus, qui sont à
hilippes, et aussi aux évéques et aux diacres.
9. Grâce à vous et paix par Dieu notre Père et par Notre Seigneur Jésus-Christ.