‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 4971 sur 5262 · Epaphrodite. Voir plus haut, u · texte numérisé non relu

Epaphrodite. Voir plus haut, u

21, 22. Tous les saints. Voy. Act., 1x, 13.

22. De César; c'est-à-dire de Néron, dans la cour duquel l'apótre avait fait des conversions. — * De la maison de César. 11 s'agit de chrétiens au service de l'empereur, mais on ignore qui ils étaient.

AUX COLOSSIENS.

INTRODUCTION

Colosses était une ville de Phrygie, peu éloignée de Laodicée, d'Ephése et d'Hiérapolis. La foi chrétienne parait y avoir été préchée, non par S. Paul luiméme, qui ne se donne nulle part pour l'Apótre des Colossiens, mais par un de ses disciples, Epaphras, qui en devint probablement évêque après la mort d'Archippe. Aussi cette Lettre contient-elle peu de détails personnels.

Ce qu'on y remarque surtout, ce sont les rapports nombreux qu'elle présente avec l'Epitre aux Éphésiens. On n'y trouve pas seulement la méme doctrine, ce qui serait peu surprenant, mais une série d'idées paralléles, et un grand nombre de pensées et d'expressious identiques.

Cette conformité s'explique par cette considération, qu'ayant été envoyées dans la méme occasion, ces deux Épitres auront été écrites à la méme date, sous la méme impression, dans le méme dessein, pour remédier aux mémes désordres ou prévenir le méme péril. A Colosses comme à Ephèse, le danger qui menacait l'Église avait pour cause les prédications et les mancuvres de docteurs soi-disant chrétiens, mais avant tout judaisants et déjà quelque peu gnostiques. Sans égaler peut-étre la loi à la foi, comme ceux que l'Apótre avait combattus en Galatie, ils recommandaient les pratiques légales, les fétes juives, l'abstinence de la chair et du vin. En méme temps, ils tâchaient de rabaisser l'idée que S. Paul avait donnée du Sauveur. Ils usaient d'arlifices pour réduire son róle dans l'Eglise et dans le monde; ils disaient que le Fils de Dieu est trop grand pour s'étre fait lui-méme notre médiateur, que c'est par les anges que notre salut doit s'opérer et que nous devons offrir à Dieu nos hommages. Sur la nature, le nombre, les fonctions des anges, ils avaient une théorie trés étendue, trés détaillée; ils se plaisaient à en dire les noms, les variétés, les occupations. Ils parlaient souvent du culte qu'on leur devait. L'Apótre répudie sans équivoque l'enseignement de ces faux docteurs, et oppose à leurs fantaisies superstitieuses la vraie doctrine chrétienne. Il insiste avec une rare élévation de pensée et une grande ardeur de sentiments sur les principaux dogmes, la divinité du Sauveur, l'universalité de la Rédemption, la nécessité du christianisme pour arriver au salut. Sa Lettre devait étre communiquée à l'Eglise de Laodicée, aprés avoir été lue à Colosses.

INTRODUCTION. 2815

Cette Epitre 8 été citée, aussi bien que celle aux Éphésiens, comme un document apostolique, par les Péres les plus anciens, S. Justin, S. Théophile d'Antioche, S. Irénée, Tertullien contre Marcion et Marcion lui-méme. Les noms d'Onésime, d'Archippe et d'Aristarque la relient à l'Épitre. ἃ Philémon, qui devient garante de son authenticité. D'ailleurs l'Apótre s'y révèle par l'élévation de ses vues, la ferveur de sa foi et l'inégalité de son style. Aussi les doutes récemment émis à cet égard n'ont-ils pas trouvé d'écho.

Outre l'exorde, 1, 1-12, et la conclusion, tv, 7-18, on y distingue deux parties : l'une dogmatique, 1, 11-11; l'autre morale, r-1v, 6. (L. Bacuez.)

AUX COLOSSIENS

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