Et moi je pleurais beaucou
de ce que personne ne s'était trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder.
9. Mais l'un des vieillards me dit : Ne pleure point; voici le lion de la tribu de Juda, la racine de David, qui a obtenu par sa victoire d'ouvrir le livre et d'en délier les sept sceaux.
6. Et je regardai, et voilà au milieu du tróne et des quatre animaux, etau milieu des vieillards, un Agneau debout comme im-
délier les sceaux? molé, ayant sept cornes et sept
1. * « On voit apparaitre successivement trois groupes de symboles: sept sceaux, sept trompettes et sept coupes. S'il est manifeste que tous ces symboles ont rapport au méme objet, la destruction du monde idolátre, il ne l'est pas moins que leur succession indique la durée et le progrès de l’œuvre. Ainsi chaque nouveau groupe ajoute à la signification du groupe précédent. La levée des sceaux montre que l'arrét vengeur est porté, sans être encore promulgé; le son des trompettes est 18 promulgation de l'arrét; l'effusion des coupes sera comme l'application de la peine au coupable. A la derniére on entendra éclater dans le ciel cette parole: « C'est fait », Apoc., xvi, 17, auquel fait écho le cri de l'Apostat expirant: « Tu as vaincu, Galiléen. » — Il est clair qu'il s'agit de fléaux ou de chátiments divins. Ces fléaux tombent sur l'empire idolátre comme les plaies d'Egypte sur le royaume de Pharaon. Reste la dificulté d'assigner à chaque signe un sens particulier, ou d'indiquer avec précision à quelle date il s'accomplit, à quel événement il se rapporte. Il nous semble quil y a une mesure à garder dans cette détermination, qu'il ne faut pas vouloir tout distinguer ni trop descendre dans le détail, que divers signes peuvent avoir pour objet des faits d'une méme époque et parfois les mémes faits considérés sous divers aspects. Evidemment, c'est moins pour s'accorder avec les faits de l'histoire que pour se conformer aux habitudes du langage symbolique, que les signes se succèdent d'une maniére réguliére, en nombre septénaire. « Le nombre sept, dit S. Augustin, est celui de la totalité. » Plusieurs interprètes n'ont pas assez tenu compte de cette considération. Non seulement ils ont assigné à chaque série de symboles une signification particuliére, mais ils ont donné pour objet à chaque signe un fait déterminé. Ainsi ils se sont jetés dans la conjecture, et le désir de la précision leur ἃ fait perdre jusqu'à la vraisemblance. Les symboles sont, comme les paraboles, moins précis que frappants. « Prise dans son ensemble, dit le P. Lacordaire, la prophétie de S. Jean est d'une extréme clarté; mois elle échappe aux efforts de ceux qui veulent la suivre pas à pas et en appliquer toutes les scénes aux événements accomplis. » (L. Bacukz.)
2. D'en délier les sceauz. Anciennement on scellaitles livres, les tablettes, en les enveloppant et les liant avec du lin ou toute autre matière semblable, et en y appliquant le sceau par-dessus. Voy. Isaïe, vin, 16.
5. A obtenu, etc. ; littér. : À vaincu, l’a emporté d'ouvrir Le livre, pour ouvrir le livre; c'est-à-dire a été assez puissant pour ouvrir, etc.
yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.
7. Et il vint, et prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône.
8. Et lorsqu'il eut ouvert le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards tombèrent devant l'Agneau, ayant chacun des harpes et des coupes pleines de parfums, qui sont les prières des saints.
9. Ils chantaient un cantique nouveau, disant: Vousétes digne, Seigneur, de recevoir le livre et d'en ouvrir les sceaux, parce que vous avez été mis à mort, et que vous nous avez rachetés pour Dieu par votre sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.
10. Et vous avez fait de nous un royaume et des prètres pour noire Dieu; et nous régnerons sur la terre.
11. Je regardai encore, et j'entendis autour du tróne, et des animaux, et des vieillards, la voix de beaucoup d'anges : leur nombre était des milliers de milliers,
19. Qui disaient d'une voix forte : Il est digne, l'Agneau qui a été immolé, de recevoir la vertu, la divinité, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire et la bénédiction.
Cap. V. 11. Dan., vir, 40.
[cu. vi.
13. Et j'entendis toutesles créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, et celles qui sont sur la mer et en elle; je les entendis tous disant : A celui qui estassis surletróneetàlAgneau, bénédiction, honneur, gloire et puissance dans les siecles des siecles! )
14. Et les quatre animaux disaient : Amen. Et les vingt-quatre vieillards tombèrent sur leurs faces, et adorèrent celui qui vit dans les siècles des siècles.