Actes, vu, 45. — 15. Eccli., xxiv
15. * Le Jourdain avait couvert ses rives au lemps de la moisson. « Le récit biblique correspond exactement à ce qu'on remarque encore aujourd'hui. Les Israélites traversèrent le Jourdain quatre jours avant la Pâque. Alors comme maintenant la moisson se faisait en avril et au commencement de mai, la moisson des orges précédant celle du froment de deux ou trois semaines. Alors, comme aujourd'hui,il y a une légére croissance des eaux qui est cause que le fleuve coule à cette saison à pleins bords et sort méme quelquefois de son lit, là où il est le moins profond, de sorte qu'en certains endroits l'inondation s'étend sur la partie du rivage qui est couverte d'arbres et de végétation. » (Dr Roginson.) « ll est d'ailleurs impossible de déterminer l'endroit précis oü s'effectua le passage. Tout ce que nous savons à ce sujet, c'est qu'il eut lieu vis-à-vis de Jéricho. Les Israélites descendaient des hauteurs de Moab, probablement par l'ouadi Hesban et ils camperent dans la plaine au pied des montagnes, prés d'une ville appelée Sétim, qui devait tirer indubitablement son nom de ses bosquets d'acacias (Nombres, xxm, 48-49). De là ils se rendirent sur les bords du Jourdain, et ils demeurérent là, avant de passer le fleuve, à un endroit situé vis-à-vis, c'est-à-dire à l'est de Jéricho. » (PonTER.)
16, 17. Il est impossible de ne pas reconnaitre dans ce passage du Jourdain un vrai miracle dont le but était de servir à conserver la vraie religion et à affermir les Israélites, la jeunesse surtout, dans la croyance à son Dieu unique, créateur et gouverneur de l'univers, et en particulier protecteur du peuple hébreu. — * La situation d'Adom et celle de SartAh«n sont incertaines.