‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 954 sur 5262 · Ceux qui auparavant regor · texte numérisé non relu

Ceux qui auparavant regor

24. Trois veaux. La version grecque, et les Pères qui l'ont suivie, de méme que le syriaque et l'arabe, lisent un veau de trois ans; et dans la suite de ce chapitre on n'en voit qu'un d'immolé; d'un autre cóté l'Ecriture parle eu plusieurs endroits d'animaux de trois ans qu'on choisissait pour les sacrifices. En somme il faudrait un bien léger changement dans le texte original pour obtenir ce sens.

21. C’est pour cet enfant, etc.; c'est-à-dire c'est pour obtenir cet enfant, que j'ai

Ne:

28. Je l'ai donné au Seigneur, etc. Je viens de l'offrir au Seigneur avec le désir qu'il lui reste consacré pendant tout le temps pour lequel je le lui ai voué, pendant toute sa vie. Anne parle ainsi, parce que les enfants n'étaient pas tenus d'accomplir ces sortes de vœux faits par leurs parents.

1. Ma force; littér. ma corne. Chez les ancieus la corne était un symbole de la force et de la puissance. — Ma bouche s'est dilatée, ouverte pour répondre à mes ennemis. Phénenna, sa rivale, l'insultait auparavant à cause de sa stérilité.

3. C'est pour lui; ou peut-étre : C'est par lui; ce qui s'accorderait mieux avec ce qui précède immédiatement. Remarquons aussi que la particule hébraïque, rendue ici dans la Vulgate par le datif, signifie souvent par, quand elle se trouve jointe à un verbe passif.

[cn. n.] geaient se sont loués pour du pain; et les affamés ont été rassasiés, jusque là qu'une femme stérile a enfanté un grand nombre d'enfants, et que celle qui en avait beaucoup est tombée dans la langueur.

6. C'est le Seigneur qui fait mourir et qui fait vivre, qui conduit aux enfers et qui en ramène.

7. C'est le Seigneur qui fait le pauvre et qui enrichit, qui abaisse et qui relève.

8. 11 fait sortir de la poussière l'indigent, et du fumier il élève le pauvre, afin qu'il s'asseye avec les princes, et qu'il occupe un trône de gloire ; car au Seigneur appartiennent les pôles de la terre, et il a posé sur eux l’univers.

9. Il gardera les pieds de ses saints, et les impies se tairont dans les ténèbres, parce que ce n'est point par sa propre force que l'homme se fortifiera.

10. C'est le Seigneur que redouteront ses ennernis, et c'est sureux-mémes qu'il tonnera dans les cieux. Le Seigneur jugera les confins de la terre, il donnera l'empire à son roi, et il élèvera la puissance de son christ.

11. Aprés cela, Elcana s'en alla à Ramatha dans sa maison ; mais l'enfant servait en la présence du Seigneur et devant Héli, le prétre.

12. Or, les fils d'Héli étaient des fils de Bélial, ne connaissant point le Seigneur,

13. Nile devoir des prétres envers le peuple; car quiconque avait immolé une victime, le serviteur du prétre venait, tandis que les chairs cuisaient, et il avait la fourchette à trois dents en sa main,

14. Et il la plongeait dans la chaudiere, ou dans le chaudron, ou dans la marmite, ou dans le pot; et tout ce qu'enlevait la fourchette, le prétre l'emportait pour lui. C'est ainsi qu'ils faisaient à tous ceux d'Israël qui venaient à

15. Méme avant qu'on brulàt la graisse, le serviteur du prétre venait, et disait à celui qui immolait : Donne-moi de la chair, afin que je la fasse cuire pour le prétre; car je ne recevrai pas de toi de la chair cuite, mais de la.

crue.

16. Et celui qui immolait lui disait: Que la graisse d'abord soit brülée aujourd'hui, selon l'usage,

Cuar. II. 6. Deut., xxxi, 39; Tobie, זוא‎ 2: Sag., xvi, 13.

6. * Aux enfers, en hébreu scheôl. Voir la note sur Genèse, xxxvu, 35. 9. Il gardera, etc.; 11 conduira leurs pas, les préservera des pièges.

40. Par son christ, le paraphraste chaldéen et les meilleurs interprètes entendent le Messie. — * C'est pour la première fois que le nom de Messie ou Christ apparait dans la Sainte Ecriture. « Le paraphraste chaldéen et les meilleurs interprétes, dit Calmet, entendent ceci du Messie et de son royaume sur l'Eglise. 1/ donnera la force à son roi, dit Jonathan, e£ i multipliera le royaume de son Messie. On l'expiique aussi de David, qui a été une des plus expressives images de Jésus-Christ. Anne, ou plutôt le Saint-Esprit, pouvait avoir en vue en mème temps ces deux grands objets : le changement de l'état présent des Hébreux de patriarcal en monarchique, et le règne glorieux du Messie. » Les sentiments exprimés par Anne dans son cantique sont si beaux que la sainte Vierge se les est appropriés en partie dans son Magnificat.

Page 1