JUSTIFIE TOUTES LES ERREURS
en plein midi ! II a voulu séparer ce que Dieu avait indissolublement uni, l'Eglise et la Bible ; et voilà que s'est accompli sur lui un de ces justes et terribles jugements que l'on ne saurait contempler sans effroi. Le livre de la parole divine lui est devenu inintelligible ; il s'est comme effacé sous sa main ; il est devenu, pour lui, comme le livre scellé de sept sceaux, devant lequel pleurait beaucoup le prophète de Pathmos, parce que nul ne pouvait l'ouvrir » 0).
Une autre cause d'erreurs et de divisions chez tous ces partisans de la Bible seule, ce sont les préjugés nombreux qu'ils apportent à la lecture du livre inspiré. On ne lit pas les Ecritures après avoir fait table rase de toutes les idées préconçues, et pour y trouver ce que Dieu y a véritablement révélé ; mais on n'y cherche que la doctrine dont on a été imbu dès son enfance et on l'y trouve toujours. Les enfants élevés dans le presbytérianisme, parcourant les Livres Saints avec leur bagage de préjugés, croiront presque infailliblement y découvrir toutes les doctrines de leur secle ; il en sera de même pour les Quakers, les Moraves, les Méthodistes, les Baptistes et autres ; et on en arrivera ainsi à faire dire au Dieu de toute vérité les choses les plus contradictoires comme les plus absurdes.
yi^ C'est ainsi que « les rois, pour faire accepter leur tyrannie, se sont appuyés sur ces paroles ; « Vousles
(1) MagQÏn, La papauté aux prise» avec le protettantieme, p. 320.