‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 66 sur 106 · DES SEPTANTE · texte numérisé non relu

DES SEPTANTE

mit que les Livres Saints fussent traduits dans les langues de plusieurs nations. C'est ainsi qu'au troisième siècle avant Jésus-Christ l'on vit paraître la fameuse version grecque de l'Ancien Testament, généralement connue sous le nom de version Alexandrine ou version des Septante, et destinée à l'usage des cent mille juifs Hellénistes que le roi Ptolémée Lagus avait transportés de Palestine en Egypte. Elle fut reçue partout avec respect et vénération ; l'historien Josèphe s'en servit comme du texte original. Jésus- Christ et les Apôtres lui accordèrent la même autorité et la transmirent aux communautés naissantes ; toutes les Eglises grecques l'accueillirent favorablement, à tel point que saint Augustin pouvait écrire que de son temps les peuples grecs, convertis au christianisme, semblaient croire qu'elle fût la seule et paraissaient ignorer qu'il y en eût d'autres, (i)

Au second siècle de l'ère chrétienne furent publiées les versions grecques d'Aquila, de Symmaque, de Théodotion et de plusieurs auteurs anonymes, que le grand Origène, l'oracle de l'école d'Alexandrie, recueillit avec soin dans cinquante volumes de ses immortels ouvrages. C'est d'après la version des Septante que furent faites, vers le cinquième siècle, les différentes traductions en langue éthiopienne, arménienne, etc. La version syriaque, appelé Peschito, fut faite d'après le texte hébreu.

(1) De civit. Dei, 1. 18.

Page 1