‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 8 sur 106 · DÉFENSE DE CORROMPRE · texte numérisé non relu

DÉFENSE DE CORROMPRE

D'un autre côté, ceux qui abandonnent ou qui corrompent la foi, sont appelés faux prophètes, -loups ravisseurs, menteurs, enfants de malédiction, fontaines sans eau, nuages agités par les vents, antechrisls, séducteurs, arbres deux fois morts et déracinés, astres errants, etc. W.

Tous ces faux docteurs doivent être évités avec soin ; ce sont des loups déguisés en agneaux. SaintPaul dit même de fuir l'homme hérétique après un premier et un second avertissement (2). Saint Jean (3) va jusqu'à enseigner qu'on ne doit pas recevoir chez soi, ni même saluer ceux qui ne conservent pas la doctrine de Jésus-Christ, parce que c'est communiquer à leurs œuvres perverses. On voit par là combien Jésus- Christ et ses Apôtres tenaient à ce que les divins enseignements qu'ils venaient de donner au monde, ne fussent en aucune manière altérés ou laissés en .proie aux caprices et aux passions des hommes.

La raison et la foi s'accordent donc à proclamer hautement que si Dieu, qui est infaillible par essence, veut bien nous révéler des vérités qui dépassent, la portée de notre intelligence, nous sommes obligés de les croire toutes sans réserve et sans distinction. Or tout le monde chrétien admet le fait de la révélation divine. Donc il doit aussi nécessairement admettre

(1) Cf. Mt. VII, 15 j Act. XX, 29 ; II Petr. II, 22 ; I Joan. II, 18 ; Jud. XII, 13, etc.

(2) Tit. III, 10.

(3) II Joan X, 11.

LA DOCTRINE REVELEE. 7

tout ce qui est contenu dans cette révélation, les choses minimes comme celles qui sont plus importantes.

Nous avons vu, de plus, que Jésus-Christ a mis en œuvre les moyens les plus efficaces, sa protection spéciale et l'assistance du Saint-Esprit, pour maintenir dans son Eglise l'intégrité de ses enseignements, et qu'il a stigmatisé de la manière la plus terrible tous ceux qui propagent de fausses doctrines. Il est donc d'une extrême importance, il est même nécessaire", d'après la volonté expresse du Sauveur, que nous cherchions à connaître toutes les vérités qu'il lui a plu de nous manifester, et le vrai sens dans lequel il a bien voulu nous les révéler.

CUAPITRE II.

Nécessité d'une règle de foi. — Ses caractères : elle doit être adaptée à toutes les classes de la société ; elle doit être sûre, suffisante pour dirimer les controverses, et perpétuelle.

Il n'est personne dans le protestantisme (si l'on en excepte les Sociniens et les Unitaires, dont nous ne nous occuperons pas), qui ne reconnaisse que Jésus- Christ est vrai Dieu ; par conséquent tous doivent admettre la vérité de ses enseignements et en faire l'objet de leur foi.

Cette foi est tellement nécessaire que Jésus-Christ déclare lui-même que « celui qui ne croira pas, sera condamné » 0), c'est-à-dire sera puni d'un châtiment éternel ; que « sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu » ^^\ etc.

S'il en est ainsi, «Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à la connaissance de la vérité w C3)j a dû leur donner à tous un moyen facile de connaître l'objet de leur foi, les vérités qu'il leur a révélées. En effet, il répugne essentiellement à l'infinie bonté de Dieu qu'if exige des hommes la foi

(1) Mr. XVI, 16.

(2) Hebr. XI, 6,

(3) I Tim. II, 4, etc.

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