‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 70 sur 142 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

La réfutation de la règle de foi protestante nous a déjà amenés à tracer les grandes lignes du majestueux édifice du catholicisme, et à faire voir les bases sur lesquelles il repose. Il ne sera cependant pas inutile d’insister davantage,” afin que chacun puisse facilement découvrir cette arche de salut et y chercher un refuge contre les tempêtes. Que de personnes, au sein de la Réforme, ne font que voyager d’une secte à une autre, sans pouvoir trouver le repos auquel elles aspirent avec tant d’ardeur ! Elles sont lancées d’écueil en écueil, semblables à de misérables naufragés, qui ne rencontrent de toutes parts que des ilots stériles et inhabités, et qui finissent par succomber à la fatigue, à l'épuisement, au désespoir. Quelle heureuse fortune pour ces pauvres victimes du doute, si elles peuvent, avant l’heure suprême du trépas, apercevoir sur la mer du monde la barque divine de l'Eglise du Christ où elles seront charitablement accueillies, où l’on pansera leurs blessures, où la nourriture vivifiante dela grâce céleste réparera leurs forces abattues ! Là, plus de dangers ; Jésus, par sa toule-puissance, calme les flots corroucés quand il lui plaît ; source de grâce et de vérilé, il donne

aux âmes l'aliment surnaturel qui leur convient ; il commande par son vicaire et tout obéit ; une nuée de ministres et de serviteurs fidèles exécutent les plus difficiles manœuvres, et le vaisseau vogue à pleines voiles vers le port de la bienheureuse éternité.

Cette barque qui brave ainsi la fureur des flots, c’est l'Eglise de Jésus-Christ, l'Eglise catholique, apostolique et romaine ; c’est la société visible que le divin Sauveur a fondée lui-même pour conserver dans le monde la vérité révélée et pour sauver les hommes ; c'est à elle qu'il a fait ses infaillibles promesses ; c’est elle qui a reçu le précieux dépôt des vérités saintes qu’il est venu apporter à la terre et qui sont consignées dans les Saintes Ecritures et la Tradition ; c’est elle qui est chargée de propager cette révélation, de la aserver intacte, de l’interpréter dans son vérilawie sens, de dirimer les controverses qui peuvent s'élever à son sujet. L’Ecriture et la Tradition constituent donc, pour les catholiques, La régle de foi éloignée, tandis que le magistère infaillible de l'Eglise est leur règle de foi prochaine. Je traiterai aussi brièvement que possible chacun de ces sujets.

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