‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 245 sur 458 · SCÈNE “VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE “VIL

La sainte Vierge, malgré sa douleur pour la mort de son fils, pleure davantage sur les Juifs qui ont osé conspirer la mort de Dieu lui-même, car la mort ne peut saisir le vainqueur de la mort...

Le Chœur. (Vers 437.) Pourquoi tous ces discours? votre fils est mort...

La sainte Vierge. Oh non!... Crois- tu que le Sauveur du monde ait péri ?

Le Chœur. Avancez-vous un peu et vous’verrez votre fils sur la croix...

La sainte Vierge. Que vois-je ! ô mon fils, ô fils de Dieu, tu es aux mains des scélérats, tu es enchaîné, toi qui as brisé les chaînes des captifs. Ah ! ah ! ah ! ah ! Ce n’est point ce que me promettaient les premières paroles de l’ange...

Le Ghœur. Ce qui arrive est d'accord avec les prophéties; et lui-même a annoncé qu’il périrait de la main des scélérats.

La sainte Vierge. (Vers 454.) Hélas ! que ferai-je? carie cœur me manque! O mon fils, oîi vas-tu? Pourquoi accélères-tu tes pas?... Te suivrai-je, ou t'attendrai-je? Dis-moi seulement une parole... Permets que je touche ton divin corps, que je couvre tes pieds de mes baisers... (Après ces

plaintes, son âme se redresse, et elle dit aux jeunes filles) :

Venez, dépouillons nos craintes... puis elle retombe dans sa douleur : Que faire et comment éviter leurs embûches ?

Le Chœur. (Vers 477.) Je ne sais, ô sœur bien aimée, car je crains que des larmes brûlantes ne tombent de mes paupières, maissuivez leChrist, marchez en silence. C’est ici qu’il faut faire appel à votre grand cœur, nous vous suivrons timidement; car une troupe furieuse l’entoure ; et nous ne devons pas nous exposer à leur colère... mais en nous écartant un peu de ces scélérats, allons où nous voyons courir.

CH. IX. — LE CRUCIFIEMENT

La sainte Vierge. (Vers 298.) Allons donc puisque vous le voulez toutes ; partons.

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