‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 311 sur 458 · Ferreol Locrius } II, 7J · texte numérisé non relu

Ferreol Locrius } II, 7J

table, la robe de la sainte Vierge était conservée à Constantinople et que l’empereur Théophile (829 + 842) la fît porter dans la ville avec du bois de la vraie croix au milieu d’une procession qu’il suivit. Il voulait, en rappelant les peuples à la piété, obtenir de la miséricorde de Dieu de faire lever le siège de Constantinople. Probablement cette robe était encore entière à cette époque ; mais on put la diviser en parcelles pour la distribuer à beaucoup d’églises.

Il y a encore une quantité de robes de la sainte Vierge dont on peut facilement s’expliquer l’origine; l’usage d’habiller les statues avec de riches étoffes qu'on distribuait, quand elles étaient fanées, comme objets de piété, n’a-t-il pu quelquefois donner la renommée d’une relique de la sainte Vierge au souvenir seulement de ses images 1 ?

Robes. — Voici les principaux endroits qui conservent ou conservaient desfragments dérobés :

En France : Douai (Saint- Amé), oArras (Saint- Eloi) , Saint-Omer (Saint-Bertin) , Lille , chez les jésuites, Paris (Notre-Dame), C Angers,

( Saint- Maurice ) , Rouen, Noyon, Toulouse (Saint-Saturnin), Virey (diocèse d'Autun), Viviers.

En Belgique : Louvain, Tongres.

En Hainaut : monastère de Liessi.

En Allemagne : oAix-la-Chapelle, Mayence, Trêves (Notre-Dame-aux-Martyrs, donnée par saint Willibrod, évêque de Maestricht, qui l’avait reçue du pape Sergius).

En Italie : Forli, Venise (Saint-Marc, Saint- Zacharie), Coscen\a (Calabre), Rome (Saint- Laurent-hors-les-Murs, Sainte-Suzanne, Saint- Paul, Saint-Nicolas-in-Carcere, Sainte-Praxède, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Jean-de-Latran.

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