Mundi labentis lustris jam mille peractis
Incepit quando felix ætatula sexta,
Qua Deus impleri jussit pietate fideli Quicquid veraces jam præcinuere prophetæ,
avec une pieuse fidélité tout ce que les prophètes avaient annoncé touchant Jésus, dont l’arrivée était prochaine. Joachim, depuis son enfance observateur de la loi, faisait paître ses troupeaux; quatre lustres s’étaient heureusement écoulés pour lui dans une grande fortune lorsqu’il prit pour épouse Anne, qu’il aimait et qui était douée d’une grande beauté et d’une vertu plus éclatante encore; il scella par un lien conjugal l’amour qui l’unissait à la fille de parents bien chers, à la descendante de David. Il arriva qu’au bout de vingt ans, Joachim, un jour de fête, s’était mêlé aux prêtres chargés d’allumer le feu sacré sur l’autel. — Le scribe Ruben, voyant Joachim, le repousse brusquement parce qu’il n’a pas d’enfants. Joachim sans se plaindre se retire tristement dans les bois, ne s’occupant que du soin de ses troupeaux et repassant dans son cœur les paroles amères de Ruben... Après cinq mois d’absence, son illustre épouse, désespérant de le voir vivant, pleurait chaque jour et ne pouvait se consoler; dans sa douleur elle adresse à Dieu des prières lamentables. Anne ignore si son
Qui mundo Jesum inox prædicere futurum.
77. Quattuor hic certe cum jam féliciter ipse Volveret in suinma forruna lustra rotata Vultu perpulchram si bi desponsavit amicam,
Nec non prænitidam laudandis moribus, Annam, A caris natam, David de stirpe creatam,
Fœdere legali propio quam junxit amori.
Tandem, digestis bis dénis scilicet annis,
Contigit in templo Joachim sub tempore festo Inter sacratos altaris stare ministros,
Incensum digni fuerant qui ponere visi.
103. Cujus percerte post menses inclyta quinque Conjux, desperans, ilium jam vivere salvum, Insoles flevit, nec solamen sibi scivit,
Hasque preces Domino profudit triste dolendo: