‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 87 sur 458 · nov · texte numérisé non relu

nov

Sainte Cécile. — Médiocre . . .

Pantaléon.

seule figure belle .

Georges.

25 nov.

Saint Clément. — Bon .

Id.

22 janv. Transfert des reliques de saint

30 nov.

Saint André. — (L’auteur, infé-

Anastase. — Assez bien, architecture

rieur à Pantaléon, est moins inégal.)

Georges.

intéressante .

Nestor.

9 déc.

Saint Joachim et sainte Anne. —

2 fév. Présentation de Notre-Seigneur

Plis un peu durs, bonne peinture,

au temple. — Très-bien .

Pantaléon,

filet d’or, excepté sur la robe grise de

Id. Sainte Perpétue. — Très-bien. .

Id.

sainte Anne; il n’y a d’ailleurs que

<3 fév. Sainte Agathe. — Très-bien. . .

Simon de Blaq..

Cette nomenclature paraîtrait un peu longue

et nous trouvons quelquefois plus de différence

et sèche si nous n’en tirions pas

une utile ob-

entre deux œuvres du même auteur, qu’entre

servation qui doit^ nous prémunir contre la facilité avec laquelle on est porté à juger de 1 âge d’une œuvre d'art par la perfection du travail. Nous voyons ici six peintres de valeur faisant pour le riche empereur grec un livre admirable,

les œuvres du meilleur et du plus inférieur.

Venise. — Au xe siècle, nous signalons une image relative à la Conception immaculée de la Vierge, sur une des colonnes qui supportent le ciborium du grand autel à Saint-Marc de Venise.

CH. I. — IMMACULEE CONCEPTION

L’ange apparaît et parle aux parents de la Sainte Vierge.

oA.dhorta.tur angélus Joachim et oAnnam prœdicens eis Jiliam nascituram. (J. Durand.)

Ne doit-on pas encore ranger parmi les images de l’immaculée Conception le missel de Cambrai, représentant la sainte Vierge les mains retournées, en signe de prière, sur la poitrine, la tête nimbée d’étoiles et les pieds sur le soleil et la lune. (PL CXX.)

XIe SIÈCLE.

En 1047, Ugo de Sunno, chanoine de Crémone, par un acte de donation signé le jour de l'immaculée Conception, dispose qu’une noble et belle statue de bois incorruptible ou de marbre, représentera l’image de sainte Marie , notre mère, couronnée de dou^e étoiles, avec l’habit fort ample sur lequel apparaissent le soleil et la

lune, ayant sous ses pieds le serpent antique. Jusqu’au xve siècle on ne trouve trace d’aucune image symbolique mieux caractérisée.

Le Guide de peinture nous offre une représentation tirée de l’Évangile apocryphe de la Nativité de la sainte Vierge et le proto-évangile de saint Jacques : la conception de la mère de Dieu. Maisons, jardin avec differents arbres. Au milieu, sainte Anne en prière; un ange, placé au-dessus d'elle, la bénit. Hors du jardin, une montagne, sur laquelle Joachim est en prière, un ange le bénit pareillement.

Saint Jean Damascène, au v 111e siècle, fait allusion à cette manière de représentation.

Une miniature de la bibliothèque de Munich nous montre une série d’inscriptions qui la feraient prendre pour une Immaculée Conception; en voici la disposition qui nous est communiquée par M. Durand, (p uVen.£)

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domina mundi

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Virgo

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Demescittote remotehinc ecce virgo Dm genuit perpuerma supernum quod sequit parte

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On trouve dans nos planches de fréquentes images de la madone qui offre une pomme à l'enfant Jésus. Il est certain que cet emblème rappelle l’arbre du bien et du mal, la chute et la promesse régénératrice; on y verra même un dessin anglais où la sainte Vierge cueille elle-même le fruit.

Certains archéologues, parmi lesquels le savant M. Anatole de Barthélemy, croient y voir une représentation de l'immaculée Conception.

M. de Barthélemy a fait à ce sujet une communication, en octobre 1876, à la Société des antiquaires de France. 11 rappelle la station de la Vierge de Benoîte-Vaux et l’inscription qu'on lit au-dessous : Lœva geritnatum , gestattua dextera malum.

XIIe SIÈCLE.

M. Arthur Forgeais a publié plusieurs exemples de médailles de plomb représentant lTm-

ICONOGRAPHIE

maculée-Conception dans un embrassement de saint Joachim et de sainte Anne. Le père Cahier 1 a reproduit une de ces médailles.

Pendant tout le moyen âge en France, la rencontre à la Porte-Dorée est celui généralement admis 2.

Le sujet nous fournit si peu d’anciennes représentations, qu’on nous permettra de dépasser les limites de notre cadre pour atteindre des images plus nombreuses et parmi lesquelles l’iconographie moderne puisse chercher le type qu’elle n’a pas encore découvert.

XIIIe SIÈCLE.

Au xme siècle les étudiants normands de Paris avaient choisi Saint-Séverin pour y établir la fête de l’Immaculée-Conception qui était leur fête patronale. Si, dès cette époque, 1 église Saint- Séverin célébrait le privilège de Marie avec beaucoup de solennité; si, en 1565, on trouve encore la confrérie établie dans cette église, n’estil point vraisemblable que les insignes de cette confrérie sont fort anciens et que, par conséquent, l’image de la conception de Marie, que ces insignes renferment, remonte à une trèshaute antiquité 3.

Un sceau de plomb du xi 11e siècle, trouvé dans le lit de la Seine, montre sainte Anne parlant à l’ange ; on voit entre les deux tours de la Porte- Dorée la tète de saint Joachim qui paraît en sortir 4.

XIVe SIÈCLE.

Les peintres du xive siècle, en Italie, ont traité avec talent la légende de saint Joachim et de sainte Aune comme sujet précédant la vie de la sainte Vierge; plusieurs de ces peintures ont été publiées \

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