‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 99 sur 458 · Canisio, Sum. aurea., VIII · texte numérisé non relu

Canisio, Sum. aurea., VIII

cite des exemples en Perse jusqu’en 375. — Ce nom était, au ive siècle, devenu populaire dans les Gaules, car M. Leblant l’a trouvé mentionné sur les inscriptions. — Les marins de la Méditerranée le donnaient à leurs navires dès les premiers siècles. (Voyez Syra en Grèce.)

Quant aux hommes, on ne peut douter que le nom de Marien ne dérive de celui de Marie, et 1 Église en compte plusieurs. Ce nom pouvait être, comme aujourd’hui, ajouté à plusieurs autres afin de donner aux enfants plusieurs protecteurs et plusieurs modèles à suivre ; chez les païens, cet usage était fort commun. Trajan ajoutait à son nom celui de Nerva, Antonin celui d’Adrien. — Peut-être le nom de Marie se cachait-il dans les premiers siècles comme la qualité de chrétien, de peur des persécuteurs ; peut-être ne désignait-on les fidèles que par leur cognomen comme Irène, Innocentius, Fulgentia, Lucia qui d’ailleurs, par leur signification, rappelaient les vertus de la sainte Vierge 1.

On a cherché, sans tomber tout à fait d’accord, l’étymologie de ce nom auguste; Marie, en hébreu et en grec, signifie amertume de la mer; Notre-Seigneur, en s’incarnant, se plongea en effet dans les flots amers de nos misères, pour les adoucir par sa suavité.

Saint Épiphane nous dit que de son temps on avait l’habitude de l’interpréter par Dame, Domina, et espérance, car Marie enfanta le Seigneur, l’espoir du monde.

D’autres ont vu dans le mot de Marie la myrrhe de la mer : la myrrhe, symbole de l’immortalité ; la mer, image du monde auquel le Christ est venu rendre la vie.

Bède dit que Marie c’est l’étoile de la mer; étoile qui vient annoncer la lumière éternelle aux pauvres hommes flottant sur une mer sombre 2.

Marie est encore interprétée dans le sens de docteur, maîtresse, pilote. Marie, dit saint Isidore,

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