Elle s’appelle du Capitole à cause d’un souvenir an
voudrions pas, dit-il, eu égard à la hardiesse de sa construction, ranger la basilique de sainte Marie-du-Capitole dans la période romane primitive, où en général on préférait les constructions massives; nous serions tenté, au contraire, d’y voir encore la construction originaire de 700. Si l’on hésitait à faire remonter au delà de la période carlovingienne le monument tel qu’il existe, nous revendiquerions cette époque au moins pour la crypte. Cologne, Mayence et Trêves, villes fort anciennes, étaient, avant Charlemagne, plus avancées dans la culture des arts, qu’ après cette époque. » Il est au moins certain qu’il existait dès l’époque carlovingienne une église à Cologne sous le vocable de la sainte Vierge, et même un monastère. Voici ce que nous lisons dans la chronique de l’année 93 6 :
«... Hillibertus, mogontinæ curator cathedræ, cum licentia, Wigfridi S. Coloniensis archipresulis in cuius diœcesis hoc fuit et auxilio Treverensis benedixit anno Domini incarnatione 936, in ecclesia sanctæ Mariæ semper virginis quam cum omni diligentia construxit Karolus. »
En 1002, on mentionne aussi un ensevelissement au milieu du chœur (la chronique s’é- , tend jusqu’au xie siècle). Puis dans le testament de saint Brunon, le grand archevêque de Cologne :
«... Vasa aurea et pretiosiora quæque in ministerio sanctæ Dominas genitricis Mariæ et beati Pietri apostoli, in ipsa ecclesia... Ad sanctæ Mariæ altare vasa duo ex melioribus ; monasterio et claustroperficiendo libræcentum, cortina scamnalia duo, mappæ totidem. e
Le plan de cette église, que nous avons relevé nous-mème, est un des plus beaux qu’on puisse voir, les trois grands hémicycles qui rayonnent autour du chœur, l’élégance des portiques circulaires, qu’arrêtent si à propos les forts piliers du dôme, en font une des œuvres les plus remarquables du moyen âge ; il y a, sur cette disposition aussi simple que majestueuse, un reflet antique
tique. O11 dit qu’elle fut fondée par Plectrude, mère de Charles Martel.
SANCTUAIRES ET IMAGES
que je ne retrouve pas souvent. La grande nef a 12 mètres de largeur, les collatéraux 4m,5o, les hémicycles 1 1 mètres de diamètre. Si cette belle église constitue en elle-même un des monuments le plus glorieux qu’ait pu inspirer le culte de la sainte Vierge , elle renferme encore d’autres objets qui méritent de fixer notre attention dans l’étude que nous avons entreprise. C’est d’abord une statue en pierre qu’on attribue à la fin du xic siècle, et qui représente la sainte Vierge avec un lion à ses pieds. Elle porte le cachet roman, ses yeux sont en émail ; c’est ensuite la fameuse porte de bois sculptée que quelques archéologues font remonter au Xe siècle, et qui nous montre plusieurs scènes de la vie de la sainte Vierge. (Nous l’avons en partie décrite dans le premier volume.)
En 1053, les chroniques de Cologne font mention de l’église Sancta-Maria ad Gradus ; du monastère Sainte-Marie et du cloître qu’y construisit, en 1077, Sigebert 1.