‹ La Sainte ViergeChapitre 1131 sur 1187 · Procope, III, 184. Bonn · texte numérisé non relu

Procope, III, 184. Bonn

CH. XVI. — TURQUIE

La troisième église élevée à Blaquernes par Pulchérie et Marcien reçut les linges funéraires de la sainte Vierge que leur envoya Juvénal, évêque de Jérusalem, en accompagnant son envoi du récit d’une antique tradition d'après laquelle en ouvrant le tombeau de Marie on n’y trouva plus son corps, mais seulement les linges qui avaient servi à l’ensevelir1.

On rapporte que la mère de saint Étienne le Jeune, qui s’appelait Anne, avait prié la Mère de Dieu de faire cesser sa stérilité, promettant de lui consacrer d’une manière spéciale l’enfant qu’elle lui demandait; après avoir prié longtemps, elle s’endormit dans l’église, et alors la sainte Vierge, lui apparaissant, lui promit l’objet de ses désirs. Dès que le jeune Étienne fut né, elle alla avec son mari à Notre-Dame-de-Blaquernes et consacra l’enfant à la sainte Vierge2.

Cette consécration ne fut pas une vaine formalité, car l’enfant devint un religieux accompli, un abbé consommé dans la science des saints, un confesseur et môme un martyr de la foi pour le culte des saintes images3.

C’est dans cette église qu’on célébrait la fête des reliques, au mois de juillet; on chantait à cette occasion une hymne que le cardinal Pitra vient de publier dans les oAnalecta sacra, dont nous donnons à ce propos la traduction 4 :

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