SYRA
Une baie aujourd’hui déserte de l’ile de Syra, port naturel très-favorable aux navigateurs, est
appelée par les indigènes Grammata, à cause des nombreuses lettres qu’on y voit gravées sur le rocher. Parmi ces graffiti, on en remarque de mains chrétiennes des premiers siècles qui demandent la protection des saints ; on apprend le nom des navires qui portaient déjà celui de la très-sainte Vierge, comme on le voit par cet exemple : Kûpie xal crpe-Æwzà, cocov to(tu^)oîov Mapfav ym ! tquç (rjVovxa; ev aÙTo... (Seigneur et toi, ô saint Phocas, sauvez le navire Marie et ceux qui naviguent à son bord1.)