SAINTE-MARIE-IN-COSMEDIN
Saint Agnellus, archevêque de Ravenne, rendit au culte cette église qui avait été profanée par les sacrifices des ariens, fous le règne de Théodoric. Il la purifia et la décora d’une mosaïque représentant les douze apôtres. Il mourut à quatre-vingt-quatorze ans en 566 2.
On conserve à Ravenne la croix en argent repoussé qui lui a appartenu; elle a im,30 de longueur sur in’,25 de largeur et se compose de vingt petits médaillons distribués cinq par cinq sur les quatre branches ; au centre un médaillon plus grand de ora,2o de diamètre, représente la sainte Vierge qui lève les bras à la manière des orantes, écartant de ce geste les plis de son manteau ; elle est entourée d’arbres et de fleurs qui symbolisent le jardin éternel, ou paradis dans lequel elle demeure. La croyance à la prééminence de la Reine des anges sur toutes les créatures ressort bien de ce monument du vie siècle, où les médaillons des saints ont si peu d’importance à côté de celui de Marie. (PL CVII.)
1. S. Ecclesius (pontifex), in suo proprietatis jure ædiiîcavit ecclesiam sanctæ et semper virginis intemeratæ Mariæ, quam cernitis, miræ magnitudine, et cameram tribunalis — in caméra effigies S. Dei genitricis, cui simili nuuquam potuit humanus oculus conspicere.