VÉRONE
On vénérait à Vérone une madone du viic siècle. Les sanctuaires dédiés à Marie ne manquèrent pas, en effet, dans cette ville, dès les temps les plus reculés. Nous pouvons citer, par exemple, le Dôme appelé autrefois Santa-Maria - Matricolare, Santa-Maria-in-Or gano dont l’origine remonte à l’époque lombarde. Cette dernière était voisine du monastère, et Maffei rapporte une charte de 845 qui mentionne le monastère de Sainte-Marie, situé près de la ville de Vérone à la porte delV Or gano , hôpital des pèlerins de Sainte-Marie, que fit construire le
duc Lupo, de concert avec safemme Ermilenda. 1 Il est assez singulier que toutes les plus vieilles églises de Vérone fussent en dehors de l’enceinte antique.
Nous citerons encore la Madonna di Campana qu’on voit peinte à fresque entre saint Barthélemy et saint Antoine abbé2. Santa Maria antica où se trouvent les tombeaux des Scaligieri, santa Maria délia Stella, située à Colognola, près de Vérone, sanctuaire dédié par Urbain III (1187), à Joseph et à Marie et qui auparavant était un souterrain. Enfin saint Zénon où les portes, de 1178, rappellent divers sujets de la vie de la sainte Vierge que nous avons déjà eu occasion de décrire, tels que : i° l’Annonciation, 20 les Mages, 30 la Fuite, 40 la Déposition3.
On sait aussi que les murailles de cette belle église étaient jadis toutes recouvertes de peintures, il en reste des fragments importants ; une des scènes représente entre autres la sainte Vierge à droite de Notre-Seigneur, vis-à-vis, saint Jean, deux anges et un évêque qui terminent le tableau. La crypte mérite spécialement l’attention des archéologues, d’autant qu’elle peut être antérieure à la reconstruction du xir siècle. Nous trouvons sur un des piliers une belle madone byzantine, avec l’enfant et le nom de MARIA inscrit dans la partie supérieure. Cette fresque a im, 10 de large.
Notons aussi dans ce souterrain l’ancien tombeau carlovingien qui sert d’autel et qui nous offre une intéressante crucifixion du ixc siècle avec là figure de Marie.
Derrière l’église des Saints-Nazzareo-et-Celso, on montre une chapelle taillée dans le roc, laquelle conserve des peintures anciennes. Sur une des faces, au-dessus des figures des saints patrons séparés par une niche, apparaissent la sainte Vierge qui file la pourpre et l’ange qui lui apporte le divin message. Toute cette paroi de la chapelle a 2m,po.
En descendant la rue, à droite du Dôme, on