LUCQUES
SANTA - MARIA - F ORISPORTÆ (VIIIe Sliècle).
La ville de Lucques, qui, suivant l’étymologie indiquée par d'anciens chroniqueurs, tirerait son nom de lux et de la ferveur avec laquelle elle reçut la première la lumière de l’Évangile, cette ville dut avoir de très-anciens sanctuaires dédiés à Marie. Le plus ancien, croyons-nous, et le plus célèbre est Santa-Maria-Forisportce } au sujet duquel les archives nous fournissent des documents depuis 788. Au vme siècle, elle était située en dehors des murailles urbaines, ce qui lui a valu son surnom, et près de la porte San- Gervasio ; petite église d’abord sans importance, elle tombait en ruine lorsqu’au commencement du ix° siècle, 1 évêque Jacques la lit restaurer; celui-ci construisit un autel avec des colonnes de bois et il y institua de solennelles cérémonies. Elle avait aussi le nom de Sainte-Marie- Majeure, comme nous l’apprend ce passage d’une charte de 1063 : Ecclesia Sanctœ-Mariœ , quœ dicitur Majons } cedificata extra civitatem Lucensem } prope mur os ipsius civitatis et prope portam quœ dicitur Sancti-Gervasii. Le vocable de Sainte-Marie-Majeure nous révèle peutêtre le meme désir que chez les habitants de Florence d imiter la ville éternelle, et le nom Santa-Maria-del-Presepe donné à la place devant 1 église semble le continuer ’ .