‹ La Sainte ViergeChapitre 199 sur 1187 · Ciampini, Vet. mon. (Pl. LIV · texte numérisé non relu

Ciampini, Vet. mon. (Pl. LIV

des bénédictins. La consécration par Eveo, archevêque de Capoue, fut rappelée dans une inscription placée au-dessus de la grande porte :

Conscendes Coelum si te cognoveris ipsum Ut Desiderius qui sacro Jlamine plenus A complendo legem Deitati condidit œdem ,

Ut capiat fructum qui finem nesciat ullum.

Au-dessus de l’architrave de la porte principale, on voit une figure à mi-corps de Marie, qui lève les bras et porte sur la tête un lourd diadème d’or; elle est richement habillée et encadrée dans un médaillon que les anges enlèvent. Dans une autre lunette, un ange, aussi à micorps, porte sur une légende ces mots MP ©V; ces peintures sont infiniment meilleures que celles de l’intérieur de l’église. M. Salazaro a reproduit cette madone dans ses planches coloriées.

Des peintures de cette église nous offrent les sujets .sacrés traités à la manière d'un poëme épique ; on y voit successivement les scènes de la Passion, le Crucifiement, le Jugement dernier ; au-dessus de la porte, le Sauveur bénissant. Ces tableaux sont peu agréables, leur dessin barbare, quoique certaines figures ne manquent pas de finesse. Notons spécialement, en ce qui concerne la sainte Vierge, l’ensevelissement, qui nous paraît traité, sous des traits grossiers, avec un sentiment très-supérieur aux peintres de la Renaissance L

Dans une des absides de l’église, on retrouve encore les traces d’une madone entre deux anges et six têtes de saintes au-dessous; elle n’a pas encore été publiée2.

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