NOCERA
Une femme recommandable par ses vertus vivait dans une vallée du royaume de Naples, entre les monts Solano et Albino. Elle vit en songe la sainte Vierge et raconta sa vision à son mari, qui lui défendit d’en parler. Au bout de deux ans un ange lui apparut pendant son sommeil allumant trois feux, et, y jetant de l’encens, prononça ces mots : « Dis au peuple qu’il fouille, et il trouvera les traces d’un sanctuaire caché. » Cette fois elle n’en parla pas à son mari, mais elle répandit cette nouvelle qui trouva plusieurs croyants ; le peuple se porta en foule au lieu indiqué par l’ange et y trouva un vieux chêne aux larges rameaux; une partie donna de bonnes raisons pour conserver ce chêne séculaire, mais d’autres plus sages en décidèrent l’abatage. Après l’avoir arraché avec ses racines, on vit l’entrée d’une vieille citerne. Une nouvelle apparition de la Vierge dit à cette femme de chercher encore, et l’on exhuma les ruines d’un ancien sanctuaire, des fragments de lampe et une image de la sainte Vierge, qui fut placée sur l’autel principal avec beaucoup de reliques de saints. Ces reliques, renfermées dans une boîte d’ivoire, consistaient en cheveux et en un morceau de la ceinture de la sainte Vierge. On trouva encore une fiole de verre pleine de son lait. On n’a pu retrouver l’année de cette découverte, mais des indulgences données en 1061 par le pape Nicolas, en 1076 par Alexandre, en 1079 par Grégoire, en 1086, par Victor, et, en 1091, par Urbain, en constatent la réalité. La madone elle-même porte les caractères du xr siècle1.
Divers.
anciennes
Intercède,
— Citons encore parmi les plus madones de Naples : Santa-Mariapeinture murale; Santa-Maria-di-