Cliampagnac, Colvenerius, S uni. aurez, III
rigueurs des préfets de l'empire, ni les maux épouvantables que firent subir à ces régions les irruptions des barbares, n’ébranlèrent la foi des peuples en la mère de Dieu. Sur les onze cathédrales de l’ancienne province d’Auch, neuf étaient consacrées à la sainte Vierge 1.
Saint Taurin, martyr, premier évêque d’Eauze ( Elusa ), transporta, dit-on, son siège à Auch | (c duscis), en 293, avec un autel de la bienheuj reuse Vierge Marie. Il éleva à Auch, sur les ruines d’un temple païen, une église qu'il dédia à la mère de Dieu, qui devint la patronne de la ville. On prétend que, dès cette époque, la natij vité de la sainte Vierge y était célébrée.
La statue qu’on vénère est en bois et de grande dimension. La Vierge porte l’enfant Jésus de la main gauche.
Après beaucoup de vicissitudes dans la destinée de la ville et de sa cathédrale, l’évêque Taurin II, recherchant les traces du premier sanctuaire consacré à la Vierge, y éleva un nouveau temple en son honneur. Des dons continuels et considérables permirent, au xne siècle, de bâtir une église encore plus belle ; mais les malheurs des temps retardèrent son exécution et la dédicace ne put être faite avant le xvie siècle. Au xviie siècle on y travaillait encore. La grandeur et la hauteur du vaisseau, les magnifiques verreries, les 113 stalles, dans leur magnificence, témoignent par la variété des styles que tous les siècles y ont rivalisé dans leur amour pour Marie.
En 1550, Antoine de Bourbon, père de Henri IV, fut le premier chanoine laïque. Il transmit ce titre à son fils et les rois de France ont voulu le conserver. En 1808, Napoléon Ier visita la métropole et, en témoignage de son admiration, il décréta une allocation annuelle.
NOTRE-DAME-DE-GAILLAU
Notre-Dame-de-Gaillau, dans la banlieue d’Auch, est un lieu de pèlerinages fréquenté.