‹ La Sainte ViergeChapitre 415 sur 1187 · CH. VIL — FRANCE. — DIOCÈSE DE CLERMONT · texte numérisé non relu

CH. VIL — FRANCE. — DIOCÈSE DE CLERMONT

Vallon des Ours et y rattacher le souvenir des forêts qui l’entouraient jadis en servant de retraite aux ours. Certaines personnes font remonter l’église au ixe siècle; cependant son extrême ressemblance avec Notre-Dame-du- Port, qui est du xic, semblerait indiquer une époque plus rapprochée de nous. Elle est composée de deux églises, l’une supérieure, l’autre souterraine. Sur la principale façade on aperçoit une multitude de fers' et de chaînes, que les captifs, délivrés par l’intercession de Marie, y sont venus suspendre comme souvenir de leur gratitude, ce qui fait quelquefois appeler ce sanctuaire Notre-Dame-des-Fers. Le monastère paraît plus ancien.

La statue miraculeuse est placée sur le grand autel du chœur. La tradition nous apprend qu’elle fut trouvée sur un petit monticule appelé Chancel qui porte aussi, à cause de ce souvenir, le nom du tombeau de la sainte Vierge. Elle est d’un bois inconnu, couverte dans toutes ses parties, le visage excepté, de lames d’argent, lesquelles de temps en temps, lorsqu il est nécessaire, sont remplacées aux frais des habitants de Clermont, qui en firent autrefois la première dépense. Elle est d’une belle et noble composition et d’un style archaïque qui semble devoir la faire attribuer au xi° siècle; sa pose simple, régulière, très-symétrique. L’Enfant sur ses genoux et, dans l’axe du groupe, bénit de la main droite, et tient un livre dans la gauche. Le révérend père des Rosiers en a fait dernièrement une trèsbonne copie que nous reproduisons dans nos planches. (PI. CXXVII.)

Le grand renom de Notre-Dame-d’Orcival donna naissance, en 1242, à un chapitre célèbre, qui fut d’abord composé de vingt-quatre chanoines. Toute la célébrité d’Orcival lui vient de son ancienne dévotion à la sainte Vierge qui, dans les siècles de foi, y attira un grand nombre de magnifiques présents. En 93 , les statues des saints devinrent la proie des flammes sur la place publique. L’image miraculeuse de la sainte Vierge, à laquelle on réservait le même sort, fut soustraite à temps et demeura cachée

dans l’épaisseur d’un mur, puis elle reparut triomphante sur les autels1.

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